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Les femmes leaders appelés à être solidaires pour mieux se développer

ByAdministrateur

Mai 22, 2021

BUJUMBURA, 21 mai (ABP) – La première dame du Burundi et présidente de l’OPDAD-Burundi, Mme Angéline Ndayishimiye a organisé vendredi le 21 mai 2021 à Bujumbura, un atelier de sensibilisation des femmes leaders communautaires de la région ouest du pays à savoir les provinces de Bujumbura mairie, Bujumbura, Bubanza, Cibitoke et Muramvya sur l’autonomisation économique, la santé de la reproduction et VIH/Sida. Le thème de l’atelier était :  » Contribuer au développement du pays à travers l’autonomisation de la femme et la promotion de la bonne santé de la mère et de l’enfant.  » 

A cette occasion, la première dame du Burundi a rappelé qu’une femme est le pilier du développement économique, familial et du pays.

Pour cette raison, elle a invité les burundais à changer de mentalité et de ne plus penser que le seul rôle de la femme est de s’occuper des travaux ménagers et des enfants.

La première dame déplore aussi le comportement de certains hommes qui vendent la récolte en cachette et ceux qui fouettent leurs femmes.

Elle les a encouragées en leur rappelant que Dieu a doté la même intelligence à l’homme qu’à la femme et qu’elle aussi est capable, qu’il n’y a pas des travaux réservés aux hommes seulement.

Elle a profité de cette occasion pour préciser que le développement de la femme est possible quand sa santé est saine, comme l’adage Burundi le dit bien « Uwimbuye ikigega c’amagara ntabura ic’amasaka.  »   Pour cette raison, elle les a incitées à faire la planification familiale pour aider le pays à baisser le taux de croissance démographique et pour le bien être de leur santé et de leur famille inclus le développement économique de leur foyer.

Dans cette même logique, les femmes doivent lutter contre le VIH Sida en faisant le dépistage et en sensibilisant aussi leurs maris à aller se faire dépistés pour connaître leur état de santé.

La première dame du Burundi a invité par ailleurs les femmes et les filles burundaises à faire de longues formations au niveau de leurs études (baccalauréat, Master, Doctorat) au même titre que les hommes pour qu’elles puissent avoir accès même à des postes élevés.  Cette rencontre a été aussi une occasion de les inviter à être solidaires en élaborant des projets de développement pour pouvoir se regrouper dans les coopératives de développement. La banque des femmes qui ouvrira bientôt ses portes les aideront à avoir des crédits selon la première dame du Burundi. Elle a lancé un appel vibrant aux femmes enceintes à poursuivre leur grossesse auprès des structures sanitaires pour éviter de mettre au monde des enfants infectés du VIH/Sida et à adopter une alimentation équilibrée comprenant les lipides, les protéines et les glucides pour éviter les maladies liées à la malnutrition.

Les femmes leaders qui ont participé dans cette réunion ont recommandé au gouvernement du Burundi de faire en sorte que la signature de l’épouse figure sur le titre foncier au lieu que ce document comporte seulement la signature du mari.

Elles ont aussi plaidé pour la mise en place d’une loi contre la polygamie et le soutien de la part du gouvernement aux associations des femmes.