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Les consommateurs s’inquiètent de la montée exorbitante du prix du panier ménager

ByAdministrateur

Nov 23, 2021

            BUJUMBURA, 22 nov (ABP) – Les consommateurs vivant en Mairie de Bujumbura s’inquiètent de la montée excessive des prix des denrées alimentaires et des articles les plus utilisés pour faire la cuisine, a-t-on appris lors d’une visite que l’ABP a effectuée au marché central communément appelé Cotebu situé en zone Ngagara de la commune urbaine de Ntahangwa. Lors de cette visite, on a constaté que les prix des denrées alimentaires comme l’huile de palme, les savons, le riz et certains ingrédients s’achètent à des prix exorbitants. L’huile de palme non raffiné s’achète entre 5000 et 19000 FBu suivant la quantité désirée par le consommateur. Un flacon de 1.5 litre est vendu à 5000 francs de nos francs tandis qu’un bidon de cinq litres est vendu entre 18000 et 19000 FBu. S’agissant de l’huile de palme raffiné communément appelé cooki, un flacon contenant 5 litres est acheté à 38000 FBu tandis qu’un flacon ayant la capacité d’un 1.5 est vendu à 11.000 voire 12.000 de nos francs. L’huile dit de coton communément appelé golden de 5 litres est acheté à 45.000 FBu tandis que 3 litres du même produit est vendu à 20.000 FBu. Pour ce qui est du savon, même les commerçants de cet article acceptent que le prix du savon monte à une allure inquiétante. Un paquet de six savons qui était à 2000 FBu est vendu actuellement à 2400 et le pire des choses est que les dimensions de ces savons ont été diminuées. Un savon qu’on avait l’habitude d’acheter à 500 FBu est acheté à 700 FBu. Le prix du riz varie entre 2200 et 2800 FBu selon la qualité préférée. Ce que les consommateurs et les vendeurs affirment, c’est que le riz s’achète à un prix élevé par rapport aux autres années. Pour le cas des ingrédients, le cas de la mayonnaise est plus touchant. La mayonnaise de type curino est vendu à 10.000 FBu et celle de marque everyday est vendu à 8.000 FBu. Le prix du haricot varie entre 1300 et 1800 FBu suivant la qualité tandis que le prix du maïs varie entre 1300 et 1500 FBu.

Selon les consommateurs le prix des autres ingrédients n’a pas monté comme la mayonnaise. Ils affirment que si rien ne change, le prix des oignons est quelque fois variable entre 1500 et 2000 FBu et les consommateurs sont habitués à ce phénomène.

S’agissant des mobiles de la montée exorbitante des prix du panier ménager, les commerçants contactés ont signalé qu’ils ne sont pas au courant de la cause de ce phénomène. Ils disent seulement que la situation des prix est alarmante par rapport à l’année passée en cette même période.

Les consommateurs demandent au gouvernement de chercher les mobiles de la montée des prix afin de maîtriser la situation étant donné que le salaire des fonctionnaires n’est pas revu à la hausse. En cette période que la population burundaise est recommandée de se laver les mains autant de fois que possible pour prévenir la propagation de coronavirus, ils demandent au gouvernement de revoir le prix du savon afin que tout burundais ait accès au savon.