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L’attrait des investisseurs étrangers, les échanges commerciaux, le transfert des technologies, le développement des infrastructures, 4 piliers de la nouvelle stratégie diplomatique du Burundi, selon le président de la République

ByAdministrateur

Fév 1, 2022

BUJUMBURA, 31 jan (ABP) – « Notre nouvelle stratégie diplomatique de la politique du Burundi est axée sur 4 piliers à savoir : l’attrait des investisseurs étrangers, les échanges commerciaux, les transferts des technologies ainsi que le développement des infrastructures à travers les partenariats mutuellement avantageux ». C’est ce qu’a annoncé le président de la République du Burundi Evariste Ndayishimiye. C’était, le vendredi 28 janvier 2022, lors de son discours de circonstance, à l’occasion de l’échange de civilités avec le corps diplomatique et consulaire accrédité au Burundi, ainsi que les représentants des organisations internationales. Evariste Ndayishimiye a révélé qu’actuellement, le code des investissements du Burundi est le plus attrayant dans la région, invitant les partenaires potentiels à venir investir au Burundi.

Au niveau agricole, le président de la république a souligné que la production interne suffit à la population. Néanmoins, il a relevé que les défis sont liés à la conservation et transformation des produits agricoles. Il a associé l’environnement à l’agriculture dont beaucoup d’efforts sont consentis dans le reboisement, entre autres, pour la protection du sol contre l’érosion. Pour lui, le Burundi « a besoin de l’appui du fonds climat pour rendre tout le pays couvert ». Appelant les partenaires au développement à appuyer le Burundi « pour augmenter la production agricole, combattre le changement climatique et combattre définitivement la faim ».  Le président de la République a, dans son discours, fait savoir que le Burundi a un patrimoine touristique et culturel énorme. Le gouvernement envisage concentrer ses efforts dans le développement touristique pour booster l’économie du pays. Il a souligné que la bonne gouvernance en matière d’administration publique, de la justice, des droits de l’homme, de la lutte contre l’impunité, la corruption et le détournement des deniers publics ; restent les préoccupations du gouvernement. Ce dernier, « ne ménagera aucun effort pour éradiquer ces fléaux », a-t-il indiqué.

Dans le domaine des relations internationales, à côté de la poursuite des démarches pour de bonnes relations avec ses partenaires, le président de la République a fait savoir que le pays enregistre «de nouveaux amis avec lesquels le Burundi a signé différents accords. Il a salué « la récente décision du président américain Joe Biden de lever l’état d’urgence concernant la situation au Burundi et la levée des sanctions prises contre certaines personnalités burundaises ».

Sur le chapitre de l’intégration régionale, le président Ndayishimiye a indiqué que le Burundi reste engagé en participant activement au sein de différentes organisations régionales et sous régionales auxquelles il a adhéré ; « tant qu’elles constitueront une garantie de paix et de sécurité collective et de levier de développement »

Pour le président de la République, le monde a un destin commun qui est menacé par 2 défis que tous les pays doivent combattre ensemble. Le 1er défi est sécuritaire, la lutte contre le terrorisme. A ce propos, il a réitéré l’engagement du Burundi à continuer à travers les différentes missions de maintien de la paix dans le monde. Dans ce même domaine sécuritaire, il a condamné « avec la dernière énergie les coups d’État qui se perpétuent en Afrique contre les institutions démocratiquement élues ». Il a aussi condamné « la prise de sanctions irraisonnées contre un peuple d’un pays ». Pour lui, il faut plutôt « les aider au lieu de les enfoncer dans le gouffre. Ce serait une sanction collective que la communauté internationale a toujours prohibée »

Le 2ème défi qu’il a évoqué est la lutte contre le covid-19, qui, selon lui, « a montré les limites des actions individuelles ». Il s’est réjoui de l’inauguration le 19 janvier au Cap en Afrique du Sud de la 1ère unité de fabrication du vaccin anti-covid du continent Africain. « Nous devons continuer la conjugaison de nos efforts pour espérer anéantir cette pandémie ; toute démarche doit se faire dans l’esprit de la solidarité internationale », a-t-il conseillé.

                                                                  Vue partielle des invités aux cérémonies d’échange de civilités