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Validation du rapport de la commission technique chargée de proposer des mesures concrètes de mise en œuvre des réformes de la sécurité sociale pour le volet pension

ByAdministrateur

Fév 2, 2022

BUJUMBURA, 1er fév (ABP) – Le premier ministre Alain Guillaume Bunyoni a procédé mardi le 1er février 2022 à Bujumbura, à la validation du rapport de commission technique chargée de proposer des mesures concrètes de mise en œuvre des réformes de la sécurité sociale, volet pension de retraite, en présence des membres du gouvernement, les cadres de la présidence et de la primature, les parlementaires, les représentants des associations des assurances, l’association des industriels, la COSYBU , l’association des retraités du Burundi et autres, afin qu’ils donnent leurs contributions pour enrichir ledit rapport en vue de mettre en application les réformes du secteur de la sécurité sociale envisagées par le gouvernement du Burundi.

                                                                                                                              Vue partielle des participants à la réunion

 

Dans son allocution d’ouverture, le premier ministre a d’abord rappelé que cette réunion est organisée sur le souhait du président de la République du Burundi Evariste Ndayishimiye qui veut améliorer les conditions de vie des retraités suite au constat qu’ils perçoivent une pension mensuelle de retraite très basse ou même insignifiant au regard d’un salarié qui a consacré toute sa vie au service de la Nation.

Il a signalé que le rapport sous analyse s’est limité sur les systèmes de protection sociale, volet pension de retraite, pour les régimes gérés par l’INSS et l’ONPR. Selon lui, les résultats dudit rapport montrent qu’il y a toujours des défis à relever puisque certains employeurs dans les trois secteurs dont le secteur public, le paraétatique et le privé ne cotisent pas pour leurs employés. Il aussi ajouté que selon les résultats de cette même étude que, sur une période de 11ans, c’est à dire de 2010 à 2020, les arriérés des cotisations non payés sont estimés à 119.915 .347.302 fbu soit la moyenne annuelle de plus de 10.274.178.389 fbu.

Pour ce fait, le premier ministre a profité de cette occasion pour recommander à tous les employeurs des 3 secteurs public, paraétatique et privé, de cotiser régulièrement pour leurs employés en vue d’améliorer les conditions de vie des pensionnés dans leur retraite. Aux employés, il a recommandé de suivre pour vérifier si leurs employeurs cotisent régulièrement pour éviter des surprises à la fin de leur carrière.

Dans le même cadre d’idées, cette autorité a invité le responsable de l’INSS à organiser un recensement, dans un futur proche pour identifier des employeurs des secteurs public, paraétatique et privé cotisants, leur localisation géographique dans le pays et inciter les non cotisants à régulariser les cotisations, dans les meilleurs délais pour se préparer à la mise en œuvre des réformes envisagées par le gouvernement.

Lors de la présentation du rapport par Ir Schadrack Niyonkuru, qui est le président de la commission technique chargée d’analyser les réformes du secteur de la sécurité sociale, il a indiqué que les résultats obtenus démontrent que le budget interne à l’INSS est insuffisant pour mettre en œuvre les réformes envisagées dans les secteurs public, paraétatique et privé, qu’il faut donc un appui budgétaire externe. Selon M. Niyonkuru, les mêmes résultats montrent que la volonté de la plus haute autorité d’octroyer une pension égale au dernier salaire net mensuel dans le secteur privé est réalisable moyennant un appui budgétaire à l’INSS.

Il a indiqué que l’année 2022 est proposée comme une année de transition réservée aux préparatifs d’avant la mise en œuvre des réformes dont l’organisation d’un recensement pour identifier les cotisants, organisation des fora de sensibilisation des partenaires sociaux, mise en place des cadres légaux et de l’autorité de régulation.

Lors des échanges, les participants ont soulevé l’inquiétude de la mise en œuvre de ces réformes, expliquant les arriérés de l’Etat envers l’INSS qui s’élèvent à plus de 30 milliards fbu et le financement de l’appui budgétaire à l’INSS par l’État qui viennent comme contradiction. Le premier ministre a tranquillisé en disant que l’Etat est prêt à faire le recouvrement de toute la dette qu’il a envers l’INSS. Concernant le financement de la mise en œuvre de ces réformes, le premier ministre a aussi signalé que l’État est capable de mettre en place des stratégies de mobilisation de ces financements.

Les participants ont aussi proposé qu’au moment des calculs, de prendre aussi en considération les retraités d’avant 2020, tenant aussi compte de la dévaluation de la monnaie burundaise et la vie qui continue à être chère. Le premier ministre a répondu que ce rapport va être enrichi au niveau du conseil des ministres, le parlement et le président de la République qui va le validé en dernier lieu et que toutes ces doléances seront prises en considération.  Concernant le défi de l’absence du cadre légal, le premier ministre a indiqué qu’une loi en matière de protection sociale est en cours de révision.

Après les échanges, le premier ministre a validé ce rapport tout en précisant que la commission n’a pas encore achevé son travail.