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Formation des Responsables des médias sur la mise en place des outils de mesure d’impacts des contenus médiatiques

ByAdministrateur

Fév 10, 2022

BUJUMBURA, 8 fév (ABP) – Le ministère de la Communication, des Technologies de l’Information et des Médias organise du 8 au 9 février 2022 à la Maison de la Presse une formation a l’intention des responsables des médias et des journalistes, sur la mise en place des outils de mesure d’impacts des contenus médiatiques. A cette occasion, l’assistant du ministre, M. Thierry Kitamoya, a indiqué que la collecte de l’information coûte beaucoup de moyens aux médias. On ne saurait donc investir davantage dans la collecte des informations et la production des émissions sans être capable de mesurer l’utilité des contenus que l’on publie.

Selon lui, les médias doivent connaitre qualitativement et quantitativement les publics auxquels ils veulent s’adresser. Leur survie dépend d’une bonne connaissance de ces publics cibles en même temps les clients. En ignorant le public qu’un medium veut atteindre, a-t-il dit, le travail journalistique devient compliqué car, le format d’un journal, d’un magazine, ses contenus et leur présentation, la formule de programmation radiophonique et télévisuelle, le genre et le contenu des émissions, le style d’animation, … tout est définie en fonction des attentes des publics.  Il a par ailleurs indiqué que dans la production d’un message d’animation ou d’information, on doit être à mesure d’identifier la corde sensible qui fera vibrer les gens auxquels le message s’adresse. Il a ajouté que pour une pleine appropriation du Plan National de Développement du Burundi 2018-2027, les médias doivent adopter des stratégies qui leur permettent de produire des informations et des émissions de nature à changer les attitudes et certains comportements culturels des Burundais qui entravent l’envol économique du Pays. Pour lui, les groupements d’écoute ou lecture communautaire peuvent aider dans l’interaction avec les médias.

Mme Esperance Nijembazi, cadre à la direction générale du CIEP (Communication, Information  et Education pour le Développement) et consultante qui a exposé sur la mise en place des outils permettant de mesurer l’impact des contenus des médias, a fait savoir  que la communication verticale ou l’émetteur (les médias) fait avaler des contenus au récepteur (le public) pour l’influencer, doit céder la place à la communication horizontale, c’est-à-dire une communication ou l’émetteur et le récepteur échangent afin d’amener la communauté cible à être au centre du développement en tant qu’acteur en même tant bénéficiaire. Elle a proposé plusieurs innovations que pourraient expérimenter les médias pour arriver à cet objectif notamment en mettant en place des espaces qui donnent la parole aux auditeurs, spectateurs ou lecteurs, renforcer le système de monitoring dans les médias, interagir avec le public via les TICs, créer des groupes d’écoute ou de lecture.