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Les sociétés de gardiennage appelées à se conformer à la réglementation

ByAdministrateur

Mar 27, 2022

BUJUMBURA, 25 mars (ABP) – Le ministère de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique a organisé jeudi 24 mars 2022 à Bujumbura, un atelier à l’endroit des responsables des sociétés privées de gardiennage et de surveillance au Burundi, pour analyser l’état des lieux actuel de ces sociétés.

Le directeur chargé du suivi, contrôle et régulation des activités des sociétés privées de gardiennage et de surveillance au Burundi, Col de police Tharcisse Ndayiragije a fait savoir qu’à base des rapports mensuels que ces sociétés transmettent régulièrement, le constat est qu’il y en a celles qui travaillent conformément à la loi et au décret régissant et réglementant les sociétés privées de gardiennage et de surveillance au Burundi tandis que d’autres prouvent des difficultés qui les conduisent à ne pas honorer leurs devoirs et engagements envers leurs employés.

Concrètement, le message clé qui a été livré à ces responsables des sociétés de gardiennage consistait, selon Ndayiragije, à se conformer à la politique et à la volonté du gouvernement étant que des différentes réunions fréquemment organisées par les hautes autorités véhiculent le souhait que chaque employé qu’il soit du secteur public ou privé puisse, une fois qu’il aura gagné l’âge de la retraite, être traité d’une meilleure façon.

Selon toujours lui, au Burundi il y a 38 sociétés de gardiennage qui sont agrées et qui sont classées dans quatre catégories. La 1ère catégorie se trouve dans la zone verte et représente les sociétés qui travaillent conformément à la loi et la réglementation. La 2ème catégorie se trouve dans la zone jaune et regroupe les sociétés qui manifestent une volonté de pouvoir atteindre le niveau exigé pour le respect de la réglementation. La 3ème catégorie classée dans la zone orange, elle, regroupe les sociétés qui se cherchent encore et la dernière catégorie est rangée dans la zone rouge représentant les sociétés qui ont tendance à ignorer la réglementation y relative.

Au vu de toutes ces observations, M. Ndayiragije a fait savoir que des recommandations ont été émises à l’endroit de ces responsables des sociétés de gardiennage. Elles doivent avoir des sièges sociaux, cotiser pour la totalité de leurs agents, faire soigner la totalité de leurs agents. Elles doivent aussi être en possession des registres des travailleurs, payer à temps les salaires de leurs employés tout en considérant les heures supplémentaires.

Il a indiqué que le sort réservé aux responsables qui pourraient se montrer réticentes vis-à-vis de ces recommandations est celui qui est préconisé par la loi. “Ceux qui ne vont pas se conformer à la loi et à la réglementation vont être frappés par les articles réglementant les sociétés privées de gardiennage et de surveillance et certaines vont être frappées par radiation ou la suspension de leurs activités”, a-t-il prévenu.

Vue partielle des participants à l’atelier