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Tenue à Bujumbura de la 4ème session du dialogue politique entre l’UE et le Burundi

ByAdministrateur

Mai 20, 2022

BUJUMBURA, 19 mai (ABP) – La quatrième session du dialogue politique entre l’Union européenne (UE) et le Burundi s’est tenue jeudi le 19 mai 2022, à Bujumbura, dans le cadre d’échanger sur le nouveau chapitre entamé entre le Burundi et l’UE et sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine dans le contexte tant international que régional, a-t-on constaté sur place.

Dans son discours de circonstance, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, M. Albert Shingiro, a affirmé que cette session s’est tenue au moment où le partenariat entre le Burundi et l’UE se raffermit progressivement avec la levée, en février de l’année en cours, des sanctions prises à l’encontre du Burundi en 2016.

Le ministre Shingiro a saisi cette occasion pour remercier très sincèrement les ambassadeurs des Etats membres de l’UE pour le rôle positif qu’ils avaient bien voulu jouer dans le processus conduisant à la levée définitive de ces sanctions.

« Ce processus positif est le résultat du triomphe du dialogue sincère et amical mais aussi et surtout de notre détermination commune à aller plutôt de l’avant et à aboutir à une entente constructive dans l’intérêt de nos peuples respectifs », a souligné le ministre en charge de la coopération au développement.
Par ailleurs, ce diplomate burundais a signalé que le président de la République, M. Evariste Ndayishimiye, a eu l’occasion d’exprimer aux autorités de la commission européenne sa satisfaction et celle de son peuple au sujet de la levée desdites sanctions lors de sa participation active au sommet de l’UE-Union africaine (UA) tenue à Bruxelles (Belgique) au mois de février de cette année.

Le ministre Shingiro a estimé que l’on va poursuivre le dialogue constructif avec un esprit de plus grande ouverture pour atteindre tous les résultats attendus qui sont, entre autres, le rétablissement de la confiance, la compréhension mutuelle, le soutien réciproque ainsi que le partenariat mutuellement avantageux et respectueux de la souveraineté de chaque nation conformément aux prescrits de la Charte des Nations unies.

Le ministre en charge des Affaires étrangères n’a pas manqué de réaffirmer la détermination du gouvernement du Burundi de respecter ces engagements en la matière et de faire de ce dialogue un espace pour l’expression de la longue et sincère amitié entre le Burundi et l’UE, et pour le renforcement de leur partenariat qui se construit après quelques années d’attentisme voire même de méfiance réciproque. « Cette petite période est définitivement fermée », s’est-il réjoui.

Dans son mot liminaire, l’ambassadeur de l’UE au Burundi, M. Claude Bochu a, quant à lui, souligné que le nouveau partenariat entre le Burundi et l’UE est le résultat du travail effectué ensemble avec les autorités burundaises jusqu’à ce que les sanctions qui avaient été prises en 2016 contre le pays soient levées.

L’ambassadeur Bochu a indiqué que ce nouveau partenariat a aussi bénéficié du soutien du président de la République du Burundi qui, pour la première fois depuis un certain temps, a participé à un sommet de l’UE-UA à Bruxelles. Il a souhaité que ce retour du Burundi sur la scène internationale se soit aussi purement manifesté au sein des institutions européennes.

Signalons que la quatrième session du dialogue politique entre le Burundi et l’UE s’est poursuivie à huis-clos.