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Descente du ministre en charge de l’Education nationale

ByAdministrateur

Mai 30, 2022

BUJUMBURA, 28 mai (ABP) – Le ministre de l’Education nationale et de la Recherche scientifique François Havyarimana accompagné par les hauts cadres de ce ministère a effectué vendredi une descente en province Bujumbura (ouest du Burundi) où il a réuni en commune Nyabiraba les responsables scolaires à tous les niveaux, les administrateurs communaux, les chefs de services provinciaux et les autres intervenants dans le domaine de l’éducation afin d’échanger sur les défis que connaît ce secteur et trouver ensemble des solutions, a constaté l’ABP sur place.

Dans son mot d’accueil, le gouverneur de cette province, M. Désiré Nsengiyumva a indiqué que le secteur de l’éducation connaît un manque de salles de classe, de bancs pupitres, de supports pédagogiques, d’enseignants et parfois on fait recours aux enseignants vacataires. Ceux dont on dispose veulent aller travailler dans la ville de Bujumbura, les écoles sous convention sont mal tenues, les veilleurs sont mal payés et avec retard, etc.

Le ministre ayant en charge l’Education nationale a indiqué que cette descente s’inscrivait dans la volonté du gouvernement de trouver les employés sur terrain afin d’échanger sur les questions, d’y trouver des solutions et de se mettre au travail pour augmenter le rendement. Seuls les responsables scolaires n’arriveraient à rien s’ils n’étaient pas soutenus par l’administration provinciale, communale et les autres acteurs, a-t-il rappelé avant de dire qu’il n’apporte pas de solutions miracles mais que les solutions émaneront de tout un chacun.

Il a fait savoir qu’il ne devrait y avoir d’école sans fenêtre ou porte alors que la commune a des moyens et les écoles sous convention mal tenues devraient être retournées afin que leur gestion soit  à 100% confiée à l’Etat. Le ministre Havyarimana a exhorté les partenaires techniques financiers à se faire enregistrer d’abord auprès du ministère et leur intervention répondra aux priorités du gouvernement. Il a fait savoir qu’il y a des élèves qui sont reçus dans d’autres écoles au deuxième trimestre, ce qu’il a qualifié de tricherie signifiant que ces élèves, pendant le concours ou l’examen d’Etat, auront un zéro.

Il a fait constater que certains directeurs d’écoles sanctionnent les employés injustement et les a exhortés à différencier ce qui relève du service et des conflits personnels.

Parmi les doléances  qui lui ont été soumises, il y a le manque de moyens de déplacement pour les inspecteurs et leur recyclage, le manque de programme et les enseignants au préscolaire, les enseignants à qui on refuse des mutations, les frais de fonctionnement dans les écoles qui sont insuffisants, les écoles à internats qui sont incapables de nourrir les élèves avec la flambée des prix au marché, leurs véhicules vieux tombent souvent en panne, le niveau du français qui a régressé dans les écoles etc.

Le ministre en charge de l’Education nationale a fait savoir qu’il est conscient que 15.000 FBu est un petit salaire pour les veilleurs mais il faut voir le temps qu’ils prestent et ce que touchent les autres fonctionnaires de l’Etat signalant qu’il est impossible de revoir en hausse leur salaire. S’agissant des écoles à internats qui ne peuvent plus nourrir les élèves comme il faut, il a rappelé que les prix des denrées alimentaires ont grimpé pour tout le monde et a appelé les directeurs des écoles internes et externes disposant des propriétés foncières à les mettre en valeur afin de combler le manque à gagner avec les frais d’autofinancement, ajoutant que certaines questions seront traitées au fil du temps avec la disponibilité des moyens les invitant plutôt à augmenter la production.

Il a informé les directeurs que les écoles qui n’auront pas réussi aux examens nationaux, les responsables seront démis de leurs fonctions, les appelant à encadrer les enseignants et tout le personnel en général.

Il a signalé en dernier lieu que les défis existent et existeront mais pour y trouver des solutions, il faut procéder par des priorités, en partant des plus importants pour terminer par les moins importants.