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Ouverture des travaux du 5ème congrès et exposition du thé africain

ByAdministrateur

Juil 25, 2022

BUJUMBURA, 20 juil (ABP) – Le ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Déo Guide Rurema, a ouvert le mercredi 20 juillet 2022 à Bujumbura, les travaux du 5ème congrès et exposition du thé africain, organisés au Burundi du 20 au 22 juillet 2022, sous le thème « Managing for the future : Sustainable tea business practices » (Gérer pour l’avenir : Pratiques commerciales durables du thé).

                                                                                                       vue partielle des participants

Avant d’entrer dans le vif du sujet, le ministre Rurema a remercié tout un chacun qui a répondu présent à ces assises, particulièrement les hôtes venus des pays africains membres de l’East African Tea Trade Association (EATTA : Association est-africaine du commerce du thé), les acheteurs, les coursiers et les entreposeurs. « Votre présence conforte notre engagement à poursuivre les objectifs communs de développer la filière du thé dans le but d’augmenter la production et produire un thé de qualité apprécié au niveau international », a-t-il déclaré.

M. Rurema a fait savoir que, comme d’autres pays africains, le Burundi vit essentiellement de l’agriculture. Le secteur agricole revêt une grande importance pour l’économie burundaise, contribuant ainsi à la hauteur de 39,6 % au produit intérieur brut (PIB), offrant 84% d’emplois, fournissant 84% de l’offre alimentaire et constituant le principal pourvoyeur de la matière première à l’industrie, a-t-il ajouté.

Etant donné que l’agriculture burundaise n’a pas totalement évolué vers l’agriculture de marché dans les années antérieures, le ministre en charge de l’agriculture a, à cet effet, fait savoir que la législature actuelle s’attèle à axer son intervention sur les six domaines prioritaires du Plan national de développement (PND 2018-2027), entre autres l’agriculture et l’élevage pour accroître la production agro-pastorale, la santé publique, l’industrialisation, l’emploi des jeunes et la protection sociale, les infrastructures socio-économiques, la paix et la réconciliation.

Selon le ministre Rurema, le but est d’atteindre une économie prospère au service du bien-être de tous en général et d’atteindre la vision du gouvernement du Burundi à travers le président de la République, M. Evariste Ndayishimiye, résumée dans le slogan « que chaque bouche ait à manger et que chaque poche ait de l’argent ». C’est pour cette raison que dans le domaine agricole, le gouvernement du Burundi a pris l’initiative de développer tous les secteurs agricoles y compris les cultures industrielles dans le but d’augmenter, de façon significative, la production en quantité et en qualité, a signalé M. Rurema.

Concernant la culture du thé, le ministre Rurema a fait savoir que le thé vient en deuxième position parmi les cultures industrielles. Le thé fait rentrer des devises au pays à hauteur de 20% mais aussi fait vivre plus de 52.000 ménages qui trouvent leurs moyens de subsistance à travers la vente de la feuille verte. Le thé procure aussi de l’emploi aux familles vivant auprès des usines du thé et aux autres personnes de manière indirecte, a-t-il précisé.

Il a fait remarquer que compte tenu de cette culture industrielle, le gouvernement burundais ne ménage aucun effort pour faire de cette culture un vrai moteur de croissance économique, à travers certaines actions à savoir la production des plants de théiers dans le but de la reconversion de vieilles plantations et d’augmenter les emblavures, la subvention des intrants agricoles pour faciliter leur accès aux agriculteurs, l’octroi des terrains à l’Office du thé du Burundi (OTB) dans le but de faire des plantations propres à l’Etat exploitées par les coopératives en vue de les appuyer, pour ne ce citer que celles-ci.

Le ministre Rurema s’est enfin réjoui de la tenue de ce 5ème congrès qui vient au moment où le Burundi enregistre des progrès dans le domaine du thé même si l’objectif du gouvernement n’est pas entièrement atteint. « Nous attendons donc, de ce cadre d’échanges, une amélioration dans le climat des affaires de la part des acteurs dans cette filière », a estimé M. Rurema, ajoutant que la tenue de ce congrès constitue aussi l’occasion d’échanges d’expériences, d’apprendre des uns des autres et de renouer leurs relations diplomatiques.

M. Rurema a espéré que ces assises vont permettre aux investisseurs burundais de négocier des conventions de collaboration, d’échanger avec leurs pairs venant d’ailleurs sur les possibilités d’investissement et du développement des échanges des produits et équipements dans le but de favoriser le développement des relations économiques entre leurs pays respectifs car, a-t-il martelé, l’union fait la force.

Signalons que l’ouverture des travaux du 5ème congrès et exposition de thé africain a également connu la participation de certains membres du parlement burundais, le président de l’EATTA, le directeur gérant de l’EATTA, le directeur général de l’OTB, les ambassadeurs et les représentants des missions diplomatiques et consulaires, les représentants des pays membres de l’EATTA, les hauts cadres du gouvernement et les intervenants dans le secteur du thé.