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L’importance du recyclage dans la protection de la santé humaine et de l’environnement

ByAdministrateur

Mar 3, 2023

BUJUMBURA,  22 fév (ABP) – Le ministère ayant l’environnement dans ses attributions, en collaboration avec la société Ceprodilic, a organisé le mardi 21 février 2023, une conférence de presse dans le cadre de la sensibilisation des institutions publiques et privées ainsi que les partenaires au développement sur l’importance du recyclage. C’est au moment où la journée mondiale du recyclage est célébrée chaque année le 18 mars.

La directrice a.i de l’environnement et de l’assainissement au ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Mme Claire Kayoboke a rappelé que le gouvernement du Burundi a mis en œuvre les mesures d’application du décret N°100/099 du 8 août 2018, qui interdit la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sachets et autres  emballages plastiques non biodégradables, pour la protection de la santé de la population et de l’environnement. Elle a ajouté qu’avant la mise en application de ce décret, l’Etat du Burundi avait mis un délai limite de 18 mois afin de le respecter.

Selon Mme Kayoboke, pour avoir la permission d’importer, de fabriquer ou de vendre les sachets ou emballages en plastiques, il faudrait une lettre adressée au ministre en charge de l’environnement, faire savoir l’objectif, le nombre de ces produits, la période estimée pour leur utilisation ainsi que le plan de gestion des déchets. Elle a aussi signalé que des amandes sont prévues à travers ce décret, pour ceux qui ne respecteront pas les règles de la non utilisation des sachets et des emballages à usage unique notamment, une amande de 50 à 100 millions pour ceux qui fabriqueront ces produits en plastiques non biodégradables, 45 à 50 millions pour les importateurs de ces produits ainsi que 12 à 25 millions pour les vendeurs de ces derniers.

Quant au directeur général de la société Ceprodilic M. Emmanuel Irumva, le recyclage est un élément essentiel de la préservation de l’environnement permettant de garder notre planète propre par la réduction de la quantité des déchets produits et observés au niveau des dépotoirs clandestins. C’est aussi un antécédent fort de la réduction de la pollution atmosphérique et de la gestion rationnel de l’environnement permettant de conserver l’énergie et les ressources naturelles, a-t-il expliqué.

S’agissant des conséquences du non recyclage, M. Irumva a cité l’accumulation des déchets dans des décharges non contrôlées pouvant entraîner la pollution de l’eau et de l’air ainsi que la propagation des maladies infectieuses pouvant affecter le développement socio-économique durable en général.

Selon toujours M. Irumva, les industries du recyclage doivent adopter et respecter les règles de l’art dans le cadre de la promotion de ce secteur. Il a également indiqué que  le contexte de la journée mondiale du recyclage souligne l’importance de la réduction, de la réutilisation et du recyclage des ressources  et sert de modèle au Gouvernement du Burundi.

Selon lui, le système du Point Vert exige que les fabricants apposent ce premier sur leurs emballages enfin qu’ils contribuent aux politiques et programmes relatifs à l’identification des emballages à recycler après leurs usages. Concernant les avantages que le Burundi peut tirer de ce système, il a fait savoir que ce dernier contribue à réduire la quantité des déchets produits, la réduction des décharges non contrôlées et la mise en œuvre du principe pollueur-payeur, sans oublier la réduction de l’impact négatif environnemental sur le Burundi.

  1. Irumva a également indiqué que le non recyclage peut entrainer de graves répercussions sur la santé publique notamment à travers les produits chimiques et toxiques pouvant causer des effets négatifs sur les voies respiratoires sans oublier des complications liées aux différentes maladies de peaux comme l’acné.

Selon lui, l’un des moyens les plus efficaces de contribuer à la promotion de l’environnement est l’adoption du point vert par les industriels au Burundi. Il a ainsi signalé que la CEPRODILIC envisage la bonne gestion, la sensibilisation parallèle à la Mairie mais aussi avec les gens, les associations et les coopératives qui ont pris le devant dans la collecte des déchets. Il a en outre fait remarquer que pour bien gérer les déchets, elle a posé différentes poubelles pour les déchets biodégradables et les non biodégradables qui peuvent être transformés dans d’autres produits notamment les briques ainsi que les pavés.