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Mise en place d’un espace multi-acteurs pour le plaidoyer en santé sexuelle et reproductive

ByAdministrateur

Avr 10, 2023

CIBITOKE, 7 avr (ABP) – Dans le cadre du projet « Engagement multi-acteurs pour la planification familiale au Burundi », une réunion de mise en place d’un espace multi-acteurs pour le plaidoyer en santé sexuelle et reproductive, organisée par « Twitezimbere avec l’appui technique et financier de l’Ambassade des Pays Bas, a eu lieu le mercredi 5 avril, au chef-lieu de la province Cibitoke.

Selon la coordonnatrice du projet Mme Sonia Akimana, il s’agit d’un comité multisectoriel, fait de responsables du secteur public, privé, des confessions religieuses, de la société civile, et des médias, avec pour objet d’échanger sur les causes et les solutions de la non adhésion à la planification familiale.

Pour Mme Akimana, l’espace multi-acteurs, a la responsabilité, de veiller à ce que tout le monde sans discrimination, aie accès à toute gamme de soins de santé sexuelle et reproductive. Elle a ajouté que l’espace a le rôle de veiller à ce que les services de la santé reproductive soient disponibles, accessibles, acceptables et de bonne qualité.

Pour ce, a-t-elle précisé, les parties prenantes s’engagent de manière significative à analyser les obstacles à la santé sexuelle et reproductive  et proposer des solutions adéquates.

Prenant la parole, le médecin provincial de Cibitoke, Dr Jean Claude Habiyaremye, a révélé que l’état d’adhésion au planning familial est très faible dans cette province, signalant que l’indice de fécondité au niveau national est de 5,5 enfants par femme, alors qu’il est de neuf enfants par femme en province Cibitoke, tandis que le taux de croissance annuel est de 2,4.

Selon Dr Habiyaremye, le taux d’adhésion aux méthodes de planification familiale est de 1,4%, et que d’une façon générale, les femmes qui adhèrent aux méthodes de planning familial s’élèvent à 25,6%. Certaines églises de la province Cibitoke constituent des barrières à la planification familiale, jusqu’à déclarer qu’adhérer aux méthodes contraceptives constitue un pêche, a déploré le médecin provincial, tout en suggérant que c’est aussi un pêche de mettre au monde des enfants qui vont mourir de faim. Parmi les causes de la non adhésion à la planification familiale énumérées par les participants, figurent l’insuffisance des informations en la matière, les croyances religieuses, les rumeurs, l’ignorance de la population, les VSBG, le faible niveau d’instruction, etc.

Des solutions ont été proposées comme diverses sensibilisations, la politique contraignante de l’éducation pour tous, consacrer du temps suffisant pour expliquer les avantages et inconvénients des méthodes contraceptives, respecter l’âge du mariage et si possible l’avancer à 25 ans pour les garçons comme pour les filles, etc.

Le chef de cabinet du gouverneur de la province Cibitoke, M. Anicet Saïdi, a quant à lui demandé la contribution de tous les acteurs de multiples secteurs, pour que la population adhère effectivement à la planification familiale, et ainsi réussir à la sécurité alimentaire et le développement durable.