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Vers la normalisation relative aux produits agricoles et alimentaires

ByAdministrateur

Mai 22, 2023

BUJUMBURA, 19 mai (ABP) – L’organisation régionale africaine de normalisation (ARSO) en collaboration avec le bureau burundais de normalisation et de contrôle de la qualité (BBN), a organisé le mercredi 17 mai 2023, un atelier de sensibilisation sur les normes d’ARSO relatives aux produits agricoles et alimentaires.

Le secrétaire permanent au ministère du Commerce, du Transport, de l’Industrie et du Tourisme, Mme Catherine Faïda a indiqué que l’application des normes par une entreprise permet à cette dernière d’accroître sa performance globale tout en ajoutant que les avantages que la normalisation lui procure, constituent des atouts stratégiques.

Mme Faïda a souligné que les normes d’organisation régionale africaine dans le commerce, apparaissent comme un outil potentiel important.  Elles contribuent à la diversification du volume des produits d’exportation de l’Afrique et renforcent la fabrication et l’industrialisation ainsi qu’une forte performance économique.

Elle a ainsi fait savoir que cet atelier de sensibilisation sur les normes d’ARSO, relatives aux produits agricoles et alimentaires, vise à opérer une amélioration dans le domaine agro-alimentaire qui constitue un levier économique du pays et de lutte contre la pauvreté.

En effet, le secrétaire permanent a pu énumérer plusieurs défis que rencontrent les agriculteurs et les producteurs de denrées alimentaires en vendant leurs produits. Ces défis sont, entre autres, la connaissance limitée des pratiques agricoles modernes, les conditions de stockage et de transport, des normes et des procédures d’évaluation de la conformité qui sont initialement établies pour réglementer les marchés, mais qui finissent parfois par créer des obstacles techniques au commerce à cause de leur divergence.

Quant au secrétaire général de l’ARSO, Hermogene Nsengimana, l’organisation africaine de normalisation a entamé des ateliers de sensibilisation sur tout le continent africain et pour toutes les normes.  Mais au Burundi, a-t-il poursuivi, on a ciblé l’agriculture comme pilier du développement de l’industrie.  Au niveau de tout l’Afrique, l’harmonisation arrive à plus de 1600 normes dans différents secteurs. Il a signalé que sur 84 comités techniques, le secteur agricole en a 22.  Il a ajouté que l’on prévoit aussi faire la sensibilisation à l’endroit du secteur privé de l’industrie et des institutions en charge de la normalisation et des règlements techniques.

Selon M. Nsengimana, le continent africain est à 12% des normes qu’il doit mettre en place pour appliquer les accords de libre-échange continental.

De ce fait, l’ARSO a fait des études sur les priorités des normes à développer et harmoniser, a-t-il signalé. Il s’agit, notamment, de l’agriculture, du textile et du cuir, de l’automobile, du tourisme et des mines.

Le secrétaire général de l’ARSO a, enfin, fait savoir que cette organisation est en train de créer des ambassadeurs sur l’application des normes de l’organisation africaine mais aussi les normes internationales. Au niveau du Burundi, on pourra utiliser une norme, un test et un certificat quitte à ce que le produit soit accepté dans d’autres pays sans avoir demandé d’autres tests.

Selon le directeur général du bureau burundais de normalisation et de contrôle de la qualité (BBN), Séverin Sindayikengera, cette sensibilisation va amener les Burundais en général, les industriels ou toutes parties prenantes, à être conscients de ces normes qui vont être appliquées aux produits pour qu’ils puissent être compétitifs et entrer sans difficulté sur le marché africain.

Vue partielle des participants