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Les élèves ayant entre 16-19 ans sont les plus victimes des grossesses non désirées

ByAdministrateur

Juin 16, 2023

BUJUMBURA, 15 juin (ABP) – Les auteurs des grossesses non désirées qui ne sont pas dénoncés et le règlement à l’amiable,  sont les facteurs qui accentuent la prolifération des cas de grossesses non désirées en milieu scolaire.

Cela a été dit par le consultant-éducateur de la coalition Bafashebige, Cassier Gashirahamwe, mardi le 14juin à Bujumbura, au 2ème jour de l’atelier de plaidoyer en faveur des jeunes filles victimes des grossesses non désirées, organisé par le Réseau National des Jeunes vivant avec le VIH/Sida (RVJ+).

Selon M. Gashirahamwe, les chiffres des cas de grossesses non désirées en milieu scolaire deviennent de plus en plus alarmants.

Dans son exposé sur l’état des lieux, il s’est basé sur les études faites par la coalition Bafashebige, qui montrent l’évolution des cas de grossesses non désirées dans cinq ans depuis l’année scolaire 2016-2017 jusqu’en 2020-2021.

Les statistiques montrent que les plus vulnérables se situent entre 16-19 ans où les chiffres s’élevaient à 339 pour l’année scolaire 2016-2017, 366 en 2017-2018, 272 en 2018-2019, 229 en 2019-2020 et 256 en 2020-2021.  Pour la tranche d’âge située entre 13-15 ans, les chiffres étaient de 62 en 2016-2017, 76 en 2017-2018, 43 en 2018-2019, 45 en 2019-2020 et 90 en 2020-2021.

Cette même étude précise que les auteurs les plus cités sont les élèves copains et les cultivateurs et sur plus de six mille mères-célibataires interrogées, plus de quatre mille cinq cent ignorent les auteurs de ces grossesses.

La multiplication des cas des grossesses non désirées est due à plusieurs facteurs, entre autres, les auteurs non dénoncés, le règlement à l’amiable, la pauvreté qui hante les familles, la diminution des écoles à régime d’internat, selon M. Gashirahamwe.

Pour l’avocate, Mme Kelly Remesha, les articles du code pénal traitant les cas des grossesses non désirées en milieu scolaire sont bien structurés. Il faut les appliquer dans leur strict respect pour que les auteurs des grossesses non désirées soient punis conformément à la loi.

Les participants quant à eux, souhaitent l’implication remarquable de l’Etat pour pallier à ces grossesses non désirées en milieu scolaire, à travers le slogan « Zéro grossesse à l’école ».