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Un test d’ADN, le seul moyen sûr pour éradiquer le qualificatif de père inconnu

ByAdministrateur

Juin 18, 2023

BUJUMBURA, 17 juin (ABP) – Le directeur national adjoint de Solidarité de la Jeunesse pour la Paix et l’Enfance (SOJEPAE-Burundi), M. David Ninganza a indiqué, lors d’un atelier de trois jours organisé à Bujumbura par le Réseau national des jeunes vivant avec le VIH/Sida (RNJ+) en vue de plaider pour les jeunes filles victimes des grossesses non désirées pendant la réintégration scolaire, que naître des pères inconnus n’est pas la faute des enfants.

Selon M. Ninganza, la responsabilité est assignée au gouvernement d’une part et de la communauté d’une autre part. Il s’observe ces derniers jours un grand problème dans la recherche de la paternité, a-t-il ajouté.

Pour M. Ninganza, c’est une honte pour le gouvernement qu’il y a, des enfants de pères inconnus. L’Etat est dans le besoin d’introduire le plutôt possible un test d’ADN dans tous les districts sanitaires et à un prix abordable pour faciliter les familles à identifier les auteurs des grossesses non désirées. C’est le seul moyen sûr pour ne plus déclarer certains enfants de pères inconnus, a-t-il souligné.

Le consultant-éducateur de la coalition Bafashebige, M. Cassier Gashirahamwe aborde dans le même sens que M. Ninganza.

Pour lui, il y a même des haut fonctionnaires auteurs des grossesses mais qui ont peur d’être révoqués et punis d’une servitude pénale. Dans ce cas, ils font le tout possible pour que les grossesses soient attribuées aux élèves copains qui n’ont pas la capacité de refuser sans oublier qu’ils sont punis seulement par le règlement scolaire.

La justice burundaise devrait traiter minutieusement les dossiers des grossesses non désirées en milieu scolaire et punir les auteurs conformément à la loi sans distinction aucune, a renchérit Mme Kelly Remesha, la femme juriste.