• sam. Mai 25th, 2024

L’école doctorale de l’UB dresse un bilan largement positif après cinq ans d’existence

ByAdministrateur

Juil 3, 2023

BUJUMBURA, 30 juin (ABP) – La direction de l’école doctorale de l’Université du Burundi (UB), se réjouit des résultats déjà atteints au cours des cinq années d’existence de cette institution de formation doctorale.

Le directeur de cette école le Professeur Juma Shabani l’a annoncé jeudi le 29 juin 2023, au cours d’une interview qu’il a accordée à l’ABP.

Selon M. Shabani, les grandes réalisations de cette structure de formation doctorale sont  entre autres 33 thèses de doctorats déjà produites,  plus de 221 articles publiés par les doctorants dont 102 qui ont été produites par les doctorants de la 3ème cohorte.

Actuellement, a-t-il précisé, plus de 60 doctorants remplissent aussi les conditions d’admission à la soutenance privée avant fin 2023 ou au début 2024.

D’après le professeur Shabani, si cette tendance continue, en 2028, l’école doctorale aura formé pour le Burundi plus de docteurs que ceux formés pendant la période de 1962 à 2018.

Il a noté aussi l’existence de plus de 70 co-promoteurs de l’Université du Burundi et plus de 250 co-promoteurs de l’extérieur du Burundi. A l’actif  de cette structure de formation doctorale  se trouve aussi des programmes spéciaux.

La direction de l’ école doctorale note le projet de mobilité des doctorants et des enseignants entre l’Université du Burundi et l’Université de Tubingen en Allemagne, financé par l’Union  européenne, le projet sur l’internationalisation et la numérisation de la formation doctorale et la recherche, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par un consortium de 8 universités africaines et de 4 universités européennes, les formations doctorales en nutrition financées par la   Banque africaine de développement et  le programme de mobilité au Musée royale d’Afrique centrale à Bruxelles.

Le directeur de l’école doctorale à l’UB a également indiqué que d’autres programmes de formation qui ont été initiés par l’école doctorale de l’Université du Burundi portent sur la formation au Diplôme d’Etudes spécialisées en santé mentale à Dakar, Cotonou et Dar es Salaam, financé par la coopération suisse au Burundi. Il a aussi parlé du projet de création d’un diplôme d’études spécialisées en médecine légale qui est  financé par la coopération Suisse au Burundi et la Ville, et le Canton de Genève et mis en œuvre en collaboration avec les universités de Genève et de Lausanne et le  Centre d’incubation et d’accélération de l’Université du Burundi, avec le financement de DISK (Fondation allemande des caisses d’épargne pour la coopération internationale), et ENABEL(Agence belge de développement).

L’école doctorale de l’Université du Burundi a la mission de contribuer à la relève académique des enseignants et des chercheurs de l’Université du Burundi. Elle veut  aussi contribuer  à la formation des ressources humaines de niveau doctoral pour les autres institutions d’enseignement supérieur du Burundi et d’ailleurs, et à la formation des ressources humaines compétentes dans les domaines prioritaires des objectifs du développement durable au Burundi et ailleurs.

Son modèle de fonctionnement  est basé sur cinq piliers à savoir  la Co-promotion ou cotutelle des thèses, les cours obligatoires sur l’utilisation des TIC dans la recherché doctorale, les doctoriales,  les mobilités et l’utilisation des plateformes d’enseignement en ligne et de visioconférences pour permettre aux doctorants d’accéder aux ressources virtuelles.

Néanmoins, a signalé M. Shabani, l’école doctorale de l’Université du Burundi fait face à des défis liés à l’augmentation rapide des effectifs des doctorants, la diversification des filières de formation et  l’appropriation insuffisante du modèle de fonctionnement par certains partenaires.

Quant aux opportunités, le professeur Shabani note les possibilités de nouer des nouveaux partenariats. Parmi les nouveaux partenaires de l’école doctorale de l’Université du Burundi figurent Kenya Medical Research Institute (KEMRI), iThemba Labs (Afrique du Sud), Washington State University, et l’Institut pour la culture africaine et la compréhension internationale, un institut de catégorie 2 de l’UNESCO situé à la Bibliothèque présidentielle Olusegun Obasanjo à Abeokuta, en Nigeria, a-t-il martelé.