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Nécessité d’une politique avec une approche intégrée pour diminuer les accidents de roulage

ByAdministrateur

Oct 9, 2023

BUJUMBURA, 9 oct (ABP) – L’observatoire national des élections et des organisations pour le progrès (ONELOP-Burundi), en collaboration avec le comité paritaire qui a des membres venus des ministères sectoriels du gouvernement comme le ministère en charge du transport, le ministère de la santé publique, le ministère de la solidarité, le ministère de la sécurité publique, le ministère des infrastructures et les organisations de la société civile, a organisé le 6 octobre 2023 à Bujumbura, un atelier de réflexion sur les activités prioritaires en matière de sécurité routière, dans le cadre du projet Est African Driver Center  et pour les préparatifs de la célébration de la 7ème semaine mondiale des Nations unies pour la sécurité routière, sous le thème « Repenser la mobilité pour le transport durable ».

Dans son discours, le représentant légal de l’ONELOP-Burundi, Gilbert Becaud Njangwa a rappelé que pour la décision N° 2/2019 du 14 janvier 2019, les membres de l’ONELOP-Burundi, réunis en assemblée générale ordinaire, ont approuvé l’acte de création d’un projet dénommé « East African Driver Éducation Center » avec pour objectif d’améliorer l’éducation et la sécurité routière au Burundi, mettre en place une synergie de tous les intervenants dans le secteur des transports notamment les pouvoirs publics, les compagnies d’assurance, les entreprises de commercialisation du matériel de transports, celles des infrastructures routières et les organisations de la société civile.

Le projet a aussi d’autres objectifs comme celui d’offrir une formation professionnelle de qualité en éducation et sécurité routière dans le but de faire face aux défis auxquels font face les jeunes générations, contribuer à l’éradication des dures conditions sociales, culturelles et économiques qui persistent dans les pays d’Afrique.

S’agissant des missions de l’East African Driver Center, M. Njangwa a précisé que c’est de contribuer à adapter et à mettre en œuvre le plan mondial de la décennie d’action des Nations unies 2021-2030 sur la sécurité routière au Burundi et toutes les décennies d’actions des Nations unies qui seront recommandées. C’est aussi d’appliquer les programmes d’observations et d’évaluation citoyenne, de créer une base de données accessible sur l’information, d’analyser les besoins et les ressources et d’enquêter d’une façon continue sur les accidents de roulage.

Dans sa présentation sur le plan mondial : « Une décennie d’action pour la sécurité routière 2021-2030  » le coordonnateur national dudit projet, Fidèle Nsengumukiza a indiqué que dans la résolution 74/299, l’assemblée générale des Nations unies a proclamé la période 2021-2030 comme la décennie d’action pour la sécurité routière, avec pour objectif de réduire au moins 50%, le nombre de morts et de blessés sur les routes au cours de cette période.

Selon lui, le projet East African Driver Center s’inspire de ce plan mondial qui repose sur les cinq composantes conformément à l’esprit et la lettre de la décennie des Nations unies de la sécurité routière. Il a cité la gestion durable de la sécurité routière qui met un accent particulier sur le cadre institutionnel requis pour la mise en œuvre des activités en lien à la sécurité routière, les infrastructures routières durables sûres et la mobilité qui ont trait à la sécurité des usagers en particulier les piétons et autres usagers les plus vulnérables.

Il y a aussi la sécurité des engins de transport qui met un accent particulier sur les critères de sécurité dont l’entrée et sortie des véhicules (importation et exportation des véhicules), la sécurité des automobilistes et autres usagers de route, qui concerne la formation de toutes les catégories de la voie publique, les examens, le permis de conduire, la licence, l’application du code de la circulation routière et la révision de cette dernière, la sensibilisation et l’éducation du public et l’instauration d’une culture de sécurité routière. Il y a aussi les secours après les accidents qui a trait aux secours, au transport et aux services de soins pour les traumatisés.

Les participants à cette réunion ont salué l’initiation dudit projet arguant que la diminution des cas d’accidents va permettre de diminuer la sinistralité et arriver au développement du pays. Ceux qui avaient représenté les assurances ont affirmé qu’une étude faite pour la période de 2012 à mai 2023 a montré que le taux de sinistralité a monté jusqu’à 143,9%.

Les participants ont aussi plaidé pour la priorisation de la sensibilisation et formation à l’endroit des usagers de la route, les  transporteurs et ceux travaillant dans le domaine de sécurité routière. Au Burundi, une politique nationale avec une approche intégrée de tous les acteurs est nécessaire pour arriver à une bonne coordination des actions et aux objectifs du plan mondial, ont-ils souhaité.