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Le « Budget programme » est au centre de la retraite gouvernementale

ByAdministrateur

Jan 23, 2024

BUJUMBURA, 22 jan (ABP) – Le président de la République du Burundi, Evariste Ndayishimiye a ouvert lundi, le 22 janvier 2024, au palais présidentiel Ntare Rushatsi, une retraite gouvernementale de deux jours pour se pencher le budget-programme, une des grandes réformes initiées par l’Etat burundais dans les finances publiques.

Cette retraite a vu la participation du vice-président de la République du Burundi, du premier ministre, des membres du gouvernement, des cadres de la présidence et de la primature, des représentants de la Banque Mondiale et des experts du Fonds Monétaire international (FMI).

Dans son mot d’ouverture, le chef de l’Etat a indiqué que l’objectif de cette retraite est le renforcement des capacités des leaders sur les principes fondamentaux de la réforme  » budget-programme », sous la direction des experts du FMI qui sont venus pour partager des expériences des autres pays.

Le président Ndayishimiye a déploré le fait qu’au cours des années qui ont suivi l’Indépendance du Burundi, on a passé plus de 50 ans sans connaître le potentiel économique du pays, sans l’idée des ressources naturelles que regorge le Burundi. Cela a fait qu’on a passé des années avec une mauvaise planification et une mauvaise gouvernance, une routine qu’on doit abandonner pour développer la nouvelle réforme de gestion des finances publiques.

                                                                                            View of the participants

Il a signalé que c’est en s’alignant à la discipline du  » budget-programme » qu’on parviendra à bien organiser l’économie burundaise. Il a indiqué que chaque acteur doit montrer des projets qu’il envisage de réaliser dans une période déterminée et les résultats qu’il atteindra.

Il a aussi précisé qu’on est conscient que les réformes ne sont pas toujours faciles car, les concepts thématiques et les outils » sont souvent nouveaux, ce qui justifie la nécessité du renforcement des capacités en faveur des acteurs impliqués dans le processus budgétaire sur toute la chaîne et à toutes les étapes.

Le chef de l’Etat a profité de cette occasion pour signifie que le « budget-programme » contribuera à la réussite de la vision 2040, Burundi pays émergent et développé en 2060, » expliquant que la mise en œuvre de cette vision s’accompagne des réformes d’une bonne planification pour asseoir des bases solides. Il est aussi nécessaire d’approfondir des réflexions sur la manière dont les réformes initiées dans les finances publiques peuvent contribuer à la réalisation de la vision 2040-2060.

Il a invité les participants à cette retraite gouvernementale à suivre attentivement les présentations des experts du FMI, afin que le Burundi en tire le maximum de profits.

Les membres du gouvernement doivent s’approprier des recommandations qui seront issues de cette retraite et de les mettre en œuvre, chacun en ce qui le concerne dans son secteur.

Selon le chef de l’État, le Burundi est sur un chemin de non-retour où toutes les institutions étatiques et tous les secteurs de l’administration publique doivent basculer en mode  » budget-programme » d’où l’importance d’en maîtriser toutes les dimensions, la démarche et méthodologie.