GITEGA, 18 nov (ABP) – Le centre du commerce international (ITC) en collaboration avec l’Office Burundais des recettes (OBR) organise depuis le lundi 17 novembre 2025 à Gitega (capitale politique et Centre du Burundi), un atelier de deux jours de sensibilisation à l’endroit des acteurs du commerce dont ceux œuvrant dans les Secteurs café, thé, et avocat dans la province de Gitega, sur le portail d’informations commerciales du Burundi (PIC) dans le cadre du programme MARKUP II.
La coordinatrice nationale du projet Mark up II, Mme Emmanuela Hakizimana a rappelé que les secteurs soutenus dans le cadre dudit projet sont le café, le thé, le cacao, l’avocat, les épices, les fruits et légumes frais et transformés, la gomme arabique, le cuir, les huiles essentielles et l’emballage. Pour le Burundi, les secteurs visés sont le café, le thé, les huiles essentielles, l’avocat et les emballages pour les produits d’exportations.
Elle a aussi signalé que l’objectif global de Mark up II, qui est financé par l’Union Européenne, est de contribuer au développement économique de la communauté est africaine (CEA) grâce à un commerce intra-africain et de l’Union Européenne-Afrique. Elle a encouragé les participants à se familiariser avec le portail en y cherchant des informations de manière autonome et efficace.

Jean Damascène Bizimana qui a représenté le commissaire général de l’OBR dans cet atelier a fait savoir que le Burundi a fait un pas important vers la transparence, la simplification et la modernisation des échanges commerciaux grâce au portail d’informations commerciales PIC. Il a fait savoir que ce Portail est l’une des initiatives de facilitation du commerce existant au sein de l’OBR. Cette plateforme consiste selon lui, en une base de données électroniques, de réglementations et de procédures administratives liées aux procédures d’importation, d’exportation et de transit, afin de fournir des informations claires et transparentes au monde des affaires.
Bizimana n’a pas oublié de signaler que cette plateforme a été instauréesuite au manque d’accès aux informations sur les formalités commerciales et les règlementations constaté lors d’une enquête menée par le centre de commerce international dans plus de 30 pays. Ces défis selon lui, demeurent les principaux obstacles rencontrés par les opérateurs économiques dans la conduite des échanges transfrontaliers et internationaux, les rendant souvent incapables de se conformer aux exigences commerciales et par conséquent se voient pénaliser par des coûts imprévisibles.
Selon toujours lui, le Portail d’Informations Commerciales du Burundi permet aux opérateurs économiques Burundais et Internationaux d’accéder à des renseignements commerciaux en temps réel et utile et de travailler aisément. « Le fait d’avoir des informations en ligne, avec un accès à tout le monde, augmentera la transparence, le traitement rapide des dossiers et par là, la réduction des coûts imprévisibles et la corruption », a-t-il déclaré.
Il n’a pas oublié de signaler que cette plateforme est régulièrement mise à jour en y insérant des changements de procédures et de réglementations en vigueur. Et d’ajouter que les documentations disponibles sur le PIC consistent aux informations liées aux procédures à l’import, à l’export et au transit mais aussi la base légale de régime commercial simplifié pour différentes communautés régionales. Il a ensuite signalé que d’autres fenêtres et nouveautés sur les initiatives de facilitation des échanges sont en cours de conception pour servir de guide au monde des affaires.
Jean Baptiste Bigirimana, a dans son exposé, indiqué que le PIC n’est pas un guichet unique. Elle a également signalé que cette plateforme ne traite pas les formalités ; ne délivre pas de licences, permis ou certificats ; n’agit pas comme une plateforme de paiement et ne gère pas les informations spécifiques à un envoi.

Les participants dans cet atelier ont salué les informations reçues. Ils indiquent qu’ils suivront toujours les informations publiées sur le site https ://info.commerce.bi du portail d’informations sur le commerce.

