GITEGA, 4 mai (ABP) – Les sénateurs burundais, réunis en séance plénière, le jeudi 30 avril 2026 à l’hémicycle du Sénat à Gitega (centre du pays), sous les auspices du président du Sénat burundais, Gervais Ndirakobuca, ont analysé et adopté à l’unanimité le projet de loi portant réorganisation des services publics de l’eau potable et de l’assainissement.
Le gouvernement burundais avait envoyé le ministre des ressources minières, énergétiques, de l’industrie, du commerce et du tourisme, Hassan Kibeya, pour présenter ledit projet de loi et apporter des éclaircissements aux sénateurs sur les zones d’ombre qu’il contenait.
S’exprimant sur le bien-fondé de ce projet de loi, le ministre Kibeya a fait savoir qu’il s’inscrit dans les objectifs de développement durable. Il a précisé qu’il est en phase avec la vision du Burundi visant à devenir un pays émergent en 2040 et développé en 2060, notamment à travers l’objectif n°18 qui préconise l’amélioration de l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à un assainissement adéquat.

Au chapitre des échanges, les sénateurs ont soulevé des préoccupations concernant la qualité de l’eau issue du forage. Selon ces derniers, cette eau pourrait contenir des impuretés dues à l’infiltration des eaux usées, notamment celles provenant des latrines.
En réponse, le ministre Kibeya a indiqué que les forages sont normalement réalisés par des techniciens qualifiés. Toutefois, lorsqu’ils sont effectués de manière anarchique, le risque de contamination est élevé. Il a émis des doutes quant à la fiabilité des laboratoires de contrôle de la qualité de l’eau des forages.
Face à ces constats, le ministre Kibeya a souligné que ce projet de loi vise notamment à mettre fin à l’improvisation dans la production d’eau destinée à la consommation domestique ou à l’usage public par forage. Pour étayer son propos, il a précisé que les forages doivent être réalisés à une profondeur d’au moins 60 mètres, niveau auquel les germes pathogènes sont généralement absents.
Ainsi, la production de l’eau par forage, qu’elle soit assurée par des acteurs publics ou privés, sera désormais soumise à une autorisation préalable des services habilités.

