BUJUMBURA, 5 mai (ABP) – Le Burundi a célébrée, le lundi 4 mai 2026 la Journée internationale de la Liberté de la Presse. Cette Journée qui est généralement célébrée le 3 mai de chaque année, à la Maison de la Presse du Burundi, avait pour thème : « Façonner un avenir meilleur en paix. »
Dans son discours de circonstance, l’assistant du Ministre de la Communication et des Médias Jean Claude Nizigiyimana a fait savoir que ce thème de cette année interpellé sur le rôle de la presse libre, professionnelle dans la consolidation de la paix, de la démocratie et le développement durable au Burundi. Pour lui, cette presse libre constitue le pilier essentiel dans la cohésion sociale, la vérité et l’accompagnement de la vision nationale.
Il a exprimé sa reconnaissance à la presse pour sa mobilisation aux idéaux de paix et a invité cette dernière à n3 jamais relâcher ses efforts.
Toutefois il a reconnu les défis auxquels font face cette presse dont l’insuffisance des mécanismes structurés de financement et d’appui aux médias, le manque des dispositifs adéquats de protection sociale et la nécessité de l’état des lieux objectif de l’exercice du journalisme.

Dans ce cadre, Nizigiyimana a informé que le ministère en charge des médias à entrepris des initiatives concrètes dont la préparation des textes pour mettre en place un mécanisme structuré d’appui aux médias.
Il a ainsi appelé les acteurs de ce secteur à œuvrer dans un esprit de professionnalisme. Nizigiyimana a salué le travail des journalistes malgré les difficultés, tout en réaffirmer l’engagement du gouvernement à assurer un environnement médiatique libre, pluralisme et sécurisé.
Pour sa part, la présidente de la Maison de la presse est revenue sur l’importance du thème de cette année à l’approche des échéances électorales. Elle a invité à réfléchir sur la consolidation de la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble.
Au nom de la Maison de la presse du Burundi, elle a lancé un appel aux partenaires techniques afin d’accompagner et redynamise le tribunal des pairs organes d’autorégulation essentiel.
A l’endroit du Conseil national de la communication et du gouvernement, elle a appelé à la mise en place d’un code de conduite électorale concertée, afin d’encadrer les médias en période électorale. Toujours à l’endroit du gouvernement, elle a interpellé à davantage d’appui à travers le fond d’appui aux médias.
A l’endroit des responsables des médias, elle a appelé à veiller à la protection sociale des journalistes. A l’endroit des journalistes, elle a interpellé à faire preuve de professionnalisme, à préserver l’impartialité et à résister à toute forme de manipulation.

