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Le président Ndayishimiye appelle à une meilleure représentation de l’Afrique au sein des instances internationales

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Oct 6, 2026
Le président de la République du Burundi et président en exercice de l'UA, Evariste Ndayishimiye, prononçant son discours

MUKAZA, 24 sept (ABP) – Le président de la République du Burundi et président en exercice de l’Union Africaine (UA), Évariste Ndayishimiye, s’est exprimé mercredi le 23 septembre 2026 à New York, à l’occasion de la 81ème session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), appelant à renforcer le multilatéralisme, à réformer la gouvernance mondiale et à assurer une meilleure représentation de l’Afrique au sein des instances internationales.

Devant les chefs d’État et de gouvernement réunis depuis mardi le 22 septembre à New York (Etats-Unis d’Amérique), M. Ndayishimiye a estimé que la session, placée sous le thème « Rétablir la confiance et gérer la transformation : l’ONU au service de tous », intervient dans un contexte international marqué par de multiples crises et conflits. « Nous devons renforcer le multilatéralisme, réformer la gouvernance mondiale et placer la dignité humaine au cœur de notre action collective », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État burundais a également insisté sur l’importance de la paix, qu’il a présentée comme « la source de tout bien ». Il a appelé les dirigeants à consolider la paix dans leurs pays respectifs et à restaurer la confiance entre les peuples. « Commençons par rétablir la paix dans notre enclos. Consolidons la paix dans nos pays respectifs, rétablissons la confiance entre nos peuples, redorons l’image de l’humanité dans notre entourage », a-t-il lancé.

Évoquant la présidence burundaise de l’UA en 2026, le président Ndayishimiye a mis en avant les initiatives consacrées à la jeunesse, à la paix et à la sécurité ainsi qu’à l’agenda Femmes, Paix et Sécurité.

Il a notamment cité le dialogue continental des jeunes organisé au Burundi, affirmant avoir constaté chez les jeunes et les femmes « l’engouement pour créer une communauté de destin partagé dans l’esprit d’Ubuntu ». Selon lui, l’Ubuntu doit servir de fondement au rapprochement entre les peuples. « L’Ubuntu est le dénominateur commun qui doit régénérer la confiance entre tous les humains », a-t-il affirmé.

En sa qualité de président en exercice de l’UA, Évariste Ndayishimiye a également plaidé pour une participation accrue de l’Afrique aux décisions internationales.

« L’Afrique doit être davantage écoutée, mieux représentée et plus étroitement associée aux décisions qui déterminent l’avenir de notre planète », a-t-il déclaré.

Il a dénoncé ce qu’il considère comme une instrumentalisation du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies contre certains États et appelé à une application du droit international « sans exception à l’ensemble des États du monde ».

Le président burundais a, dans ce cadre, réitéré l’opposition de son pays à la désignation d’un rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Burundi, faisant remarquer que cette désignation est intervenue en dehors de tout dialogue et de toute consultation préalable. « Le Burundi est un pays responsable et respectueux des droits humains. Il lutte depuis des décennies contre l’impunité », a-t-il soutenu, affirmant que son pays œuvre également au respect des droits et libertés ainsi qu’à la prévention de la répétition des crimes que le Burundi a connus dans le passé.

Le chef de l’État burundais a, par ailleurs, appelé à une réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies afin d’assurer une représentation africaine permanente et une participation plus équitable du continent au processus décisionnel international. « L’Afrique aspire à être un acteur à part entière et non un simple observateur, appelé à applaudir des décisions à l’élaboration desquelles elle n’aurait pas été associée. L’Afrique ne sollicite aucun privilège : elle demande justice, équité et représentation », a-t-il insisté.

Dans le cadre de cette dynamique de réforme et de consolidation du système des Nations Unies, le Burundi entend également contribuer au débat sur le processus de sélection du prochain Secrétaire Général des Nations Unies, a indiqué le chef de l’État burundais.

Au début de son intervention, le président en exercice de l’UA avait félicité le président de la 81ème Session de l’Assemblée générale de l’ONU, Khalilur Rahman, pour son élection. Il a exprimé sa profonde gratitude au Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, pour son engagement en faveur de la paix, de la sécurité et du développement durable ainsi que pour ses efforts en faveur du multilatéralisme. Il lui a souhaité « plein succès dans ses nouvelles entreprises ainsi qu’une bonne santé et un avenir en paix, de sérénité et d’épanouissement ».