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Les rapatriés réclament la construction de leurs propres maisons d’habitation

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Oct 6, 2026
Le secrétaire exécutif de la commune Gisagara, Evelyne Dusenge

GISAGARA, 30 sept (ABP) – Le comité exécutif du consortium « Kaze Twiyunge » qui soutient les rapatriés s’est rendu dans la zone de Mwiruzi, commune de Gisagara en province de Buhumuza, pour l’évaluation à mi-parcours dudit projet. C’était mercredi le 22 septembre 2026, a-t-on appris sur place.

Les rapatriés apprécient les bonnes relations qu’ils entretiennent avec la communauté hôte. Ils sont également reconnaissants de l’aide apportée par le projet, qui inclut notamment l’accès à l’éducation, l’enregistrement à l’état civil de leurs enfants et le traitement de documents juridiques.

Cependant, le manque de logements et de terres cultivables figurait parmi les problèmes soulevés. Ils ont, en effet, signalé que l’argent qui leur était donné le jour du rapatriement a été consommé lors des déplacements.

Par conséquent, ils se trouvent actuellement dans une situation précaire, subissant parfois de l’expulsion des logements locatifs en raison de la pauvreté. Ces rapatriés sollicitent la construction de leurs propres maisons d’habitation.

Ils ont aussi souligné le manque de terres agricoles et d’opportunités de développement des talents pour se développer précisant qu’ils peinent à se procurer suffisamment de nourriture.

La secrétaire exécutive de la commune de Gisagara Mme Evelyne Dusenge, les a encouragés à former des coopératives et à solliciter de terres cultivables auprès de la commune pour se permettre de concrétiser leurs projets de développement.

Visite des réalisations des parties appuyées par le consortium

Le problème de pénurie de logement des rapatriés a été adressé au consortium afin qu’ils puissent jouir d’un niveau de vie décent, au même titre que les autres. En matière de l’éducation, suite à l’afflux des enfants rapatriés, Mme Dusenge a fait noter que les écoles des zones de retour sont saturées.

Elle a appelé les partenaires au développement à contribuer à l’augmentation des salles de classes aux établissements scolaires existants.

Il a été en outre l’occasion de visiter les différentes réalisations des associations et des particuliers appuyés par ce consortium. Il convient de noter que la majorité des rapatriés sont originaire d’autres provinces du pays et ont choisi de revenir principalement dans les zones frontalières de la Tanzanie en cette province de Buhumuza.