NTAHANGWA, 25 (ABP) – Le président de la République du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, Evariste Ndayishimiye, accompagné de son épouse, Angeline Ndayishimiye est rentré, le vendredi 25 septembre 2026 à Bujumbura, après avoir participé aux travaux de la 81ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, aux Etats-Unis.
Dans une interview accordée à la presse à l’aéroport international Melchior Ndadaye, le porte-parole adjoint du président, Floribert Biyereke, a indiqué qu’avant les travaux, le président de la République a d’abord félicité le président de l’Assemblée des Nations Unies, qui vient d’être élu et lui a souhaité plein succès dans les travaux qui lui ont été confiés.
Au terme des travaux, le président Ndayishimiye a souligné les défis majeurs auxquels l’Afrique fait face dans ses relations internationales, notamment la question du multilatéralisme et les contraintes financières. Pour y faire face, le chef de l’État a lancé un appel vibrant afin que ces problématiques soient examinées en profondeur en vue d’y apporter des solutions concrètes, a indiqué M. Biyereke.
Le président Evariste Ndayishimiye s’est également exprimé sur la prochaine élection du secrétaire général des Nations unies. Il a estimé que cette désignation devrait reposer strictement sur les compétences des candidats, afin que l’Afrique et le monde puissent bénéficier d’un leader capable de conduire les affaires de l’ONU dans l’intérêt de tous. Il a notamment insisté sur la lutte contre les conflits d’intérêts, la promotion du développement durable et la dynamisation du commerce international.
Par ailleurs, le chef de l’État a mis en avant la place des jeunes ainsi que le rôle capital des femmes dans la prise de décision et la résolution des conflits. Il a également rappelé la nécessité d’accompagner le Burundi dans la réalisation de sa vision 2040-2060, tout en plaidant pour un renforcement du partenariat entre l’ONU et l’Union africaine afin de donner à cette dernière la marge de manœuvre nécessaire à l’exécution de ses programmes. Enfin, il a présidé l’ouverture des travaux consacrés aux questions migratoires.
En marge de cette 81ème session, le président Ndayishimiye a mené une intense activité diplomatique. Il s’est entretenu avec plusieurs dirigeants, notamment le président du Sénégal, le président de la République de Pologne et le directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Leurs échanges ont porté sur le renforcement de la coopération, le développement, la paix, la sécurité, ainsi que sur la recherche d’appuis en faveur des personnes déplacées et des réfugiés.
Il s’est également entretenu avec des représentants de l’Alliance des États du Sahel (AES), des acteurs de la société civile d’Amérique du Sud et le conseiller spécial des Nations unies pour la préservation de l’énergie. À cette occasion, le président burundais a réaffirmé la nécessité de renforcer le dynamisme régional et d’apporter des réponses durables aux enjeux de sécurité et de développement.
De son côté, la première dame du Burundi, Angeline Ndayishimiye a pris part à plusieurs rencontres de haut niveau axées sur l’agenda « Femmes, paix et sécurité » dans la région des Grands Lacs, la protection de l’enfance et le leadership féminin en Afrique. Dans son allocution, elle a appelé à placer la dignité de la femme au cœur de toutes les initiatives à venir.
Elle a en outre participé au lancement de l’initiative « Invisible Architecture Building Digital System for Children », dédiée à la protection des enfants dans l’environnement numérique.
À travers ces différentes interventions, la première dame a porté un message fort centré sur la dignité féminine, le rôle des femmes dans la consolidation de la paix et la protection de l’enfance, des priorités essentielles pour le développement et la cohésion sociale, a conclu le porte-parole Floribert Biyereke.

