• lun. Oct 19th, 2026

Les acteurs engagés dans la lutte contre les VBG appelés à agir en synergie

ByAdministrateur

Oct 19, 2026
Vue partielle des participants à la réunion contre les VBG en Bukinanyana

BUKINANYANA, 6 oct (ABP) – Dans le cadre du « Programme Green Graduation » exécuté en consortium par, l’ONG Great Lakes Inkingi Development (GLID), Concern worldwide et CAPAD, une réunion de coordination des activités de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) a été organisée par GLID, le 2 octobre, en commune Bukinanyana de la province Bujumbura.

Cette rencontre à l’intention des administratifs, des responsables de la justice, de la santé, et d’autres intervenants, avait pour objectif d’échanger sur la situation des droits humains, l’environnement et la réduction des inégalités, a-t-on appris sur place.

Le chargé du département communal des droits de la personne humaine, de l’inclusion genre, et de la protection sociale à Bukinanyana, Simon Nizigiyimana, dans sa présentation a signalé qu’avec le programme green graduation, le niveau de vie des ménages a changé, tandis que les violences économiques et celles basées sur le genre ont seulement diminué.

A titre d’exemple, depuis janvier 2026, la commune Bukinanyana a enregistré au moins 27 cas de viols, constitués de 10 victimes âgées de 0 à 10 ans et 17 cas de 21 à 35 ans, dont deux de sexe masculin et 25 de sexe féminin.

Pour les violences physiques, le total a été de 18 cas, dont quatre garçons et 14 cas de sexe féminin, d’après le même responsable. Concernant les violences socio-économiques, on a enregistré 15 cas dont un de sexe masculin et 14 femmes. Pour les violences psychologiques, le total est de 12 cas dont deux hommes et 10 femmes.

Il a précisé que les VBG signalées sont très peu par rapport à la réalité. Il a ajouté qu’avant l’arrivée dudit programme, plus de femmes subissaient des violences basées sur le genre, et n’avaient pas droit à la parole.

Parmi les défis à la réduction des cas de VBG, l’ignorance des survivants qui manquent d’informations en la matière ; l’impunité et le manque d’accès à la justice ; la peur du regard de l’entourage ; l’ingérence dans la poursuite des cas de VBG.

Quant aux autres participants, l’arrangement à l’amiable ; les retards dans la dénomination des cas de VBG ; et l’insuffisance des moyens pour la prise en charge de ces cas, sont aussi des contraintes dans la lutte contre les VBG. Pour y arriver, les participants se sont convenus pour la lutte en synergie.

En outre, des recommandations ont été élaborées pour, les sensibilisations sur la loi et surtout celle en rapport avec les VBG ; la justice doit faire son travail pour que les agresseurs soient sanctionnés ; disponibiliser des moyens pour la prise en charge des VBG ; éviter l’ingérence en la matière ; décrier le phénomène des VBG ; dénoncer les VBG ; partager en temps réel les informations sur les cas de VBG, etc.