CIBITOKE, 26 fév (ABP) – La réforme éducative au Burundi qui a débuté en 2013 avec l’école fondamentale, allant de la 1ère à la 9ème année, a renforcé des compétences chez les apprenants, affirment différents responsables éducatifs contactés par l’ABP en province Bujumbura.
Selon l’inspecteur provincial de l’éducation à Bujumbura, Joseph Nyandwi, les programmes de la nouvelle réforme sont bien adaptés au moment.
Il a signalé que les matières enseignées à l’école fondamentale suffisent pour permettre aux élèves d’affronter sans difficulté le post- fondamental.
De surcroît, le volume horaire des apprentissages en grande partie suffit, à part les heures du cours de français que ce responsable demande qu’elles soient majorées.
Avec le cours d’entrepreneuriat et d’autres, ce responsable éducatif a souligné qu’après la 9ème année, ceux qui ne réussissent pas ont quand même un bagage suffisant et des facilités pour faire l’enseignement des métiers, contrairement à l’ancien système.
L’inspecteur provincial de l’éducation à Bujumbura a déclaré que le gouvernement ne ménage aucun effort pour doter des écoles des manuels didactiques et pédagogiques. Il reconnaît cependant qu’il y a un problème d’insuffisance de bancs pupitres qui fait que des élèves s’assoient à 4 ou à 5 et même par terre. Pour y remédier, le gouvernement a lancé des appels à soumission, pour fourniture de bancs pupitres. En outre un feu vert a été accordé aux communes, qui ont des boisements à elles, pour se fabriquer des bancs pupitres, tandis que celles qui n’en ont pas doivent collaborer avec ces premières, pour trouver du bois à utiliser pour la fabrication de ces équipements.
Même son de cloche avec les chefs des départements de l’éducation dans les communes de Bukinanyana, Mugina, et Cibitoke qui affirment qu’avec la réforme éducative, l’apprenant se situe au centre des apprentissages, et participe comme il faut.
Quant au système des réseaux scolaires, des différents responsables précisent que les évaluations se font régulièrement par réseau avec l’implication des responsables communaux et que les faiblesses sont repérées à temps, pour envisager des corrections. Ils ont ajouté que ce sont les réseaux qui travaillent convenablement, qui réussissent mieux au concours national.

Quant aux départs des enseignants, ces responsables scolaires révèlent que beaucoup d’enseignants ont été promus à d’autres fonctions et qu’il y a ceux qui partent à la retraite, tandis que d’autres quittent le secteur pour des raisons qui leur sont encore inconnues. L’inspecteur provincial a déclaré en outre que les départs sont remplacés par des enseignants bénévoles dont l’expérience s’acquiert progressivement, ce qui impacte négativement sur le niveau de réussite des apprenants.

