MUKAZA, 15 mai (ABP) – Le président de la République du Burundi, Evariste Ndayishimiye, a procédé, vendredi le 15 mai 2026, à l’ouverture d’une rencontre d’échanges avec les parties prenantes au processus électoral. Cette rencontre a été organisée sous le thème : « Unissons-nous sur une même voie pour préparer des élections sans irrégularités (Tujane inzira imwe twese, dutegure amatora atagira agatosi) ».
Dans son allocution, le président de la République a précisé que cette rencontre avait pour objectif l’échange d’idées et la recherche des meilleures voies pour une bonne gouvernance, et non la désignation d’un vainqueur des élections.
II a exhorté les acteurs politiques à privilégier l’intérêt supérieur de la nation et à respecter les principes démocratiques.
Devant les représentants des partis politiques et les autres participants à cette rencontre, il a souligné que la paix et la bonne organisation des élections constituent une responsabilité collective.
Le président burundais a rappelé que le Burundi appartient à tous les Burundais, insistant sur le fait que la paix, la sécurité et l’unité nationale demeurent les piliers du développement. Selon lui, aucun investisseur étranger ne peut accepter d’investir dans un pays marqué par l’insécurité ou les tensions politiques.

Il a ainsi appelé les responsables politiques à éviter tout discours ou comportement susceptible de troubler l’ordre public ou de déstabiliser le pays après les élections.
En outre, il a affirmé que « le véritable homme est celui qui laisse un bon héritage et non une mauvaise réputation », invitant les dirigeants à servir d’exemple dans la protection et la gestion des biens publics au profit de tous.
Abordant les principes fondamentaux de la démocratie, le président Ndayishimiye a indiqué que le pouvoir émane du peuple et que les élus ont pour mission de représenter l’ensemble des citoyens plutôt que leurs seuls partis politiques.
Le chef de l’Etat a, en outre, rappelé que chaque citoyen a le droit de voter librement, sans intimidation ni contrainte. Selon lui, les élections constituent une affaire nationale relevant des institutions compétentes, appelées à veiller au strict respect des lois et règlements afin de garantir un scrutin apaisé.
Il a également souligné qu’un bon dirigeant doit toujours garder à l’esprit qu’il est issu du peuple et demeure lui-même un citoyen. A ce titre, les élus doivent respecter avec considération ceux qui leur confient la responsabilité de les gouverner.
Concernant toute tentative de perturbation ou de fraude électorale, le président de la République a estimé que les auteurs devraient être sanctionnés de manière exemplaire, car ils mettent en péril la stabilité du pays.
Ont également participé à cette rencontre les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, le président de la Cour suprême, l’ombudsman burundais ainsi que les représentants de l’organisation des Nations unies et de l’Union africaine au Burundi.

