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L’hypertension touche près d’une personne sur deux chez les adultes de plus de 40 ans

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Oct 6, 2026
Dr Constantin Nyamuzangura, président de l'association Burundaise de cardiologie

MUGERE, 30 sept (ABP) – Près d’une personne sur deux parmi les adultes âgés de plus de 40 ans serait touchée par l’hypertension artérielle, a indiqué le vendredi 25 septembre 2026, le président de l’Association des cardiologues du Burundi, Dr Constantin Nyamuzangura, lors d’une interview accordée à la presse à l’issue de la 10ème édition du Congrès de cardiologie.

Selon Dr Nyamuzangura, les maladies cardiovasculaires regroupent plusieurs pathologies, notamment les cardiopathies congénitales, dont certaines sont présentes dès la naissance, les maladies cardiaques, les maladies affectant les vaisseaux sanguins ainsi que l’hypertension artérielle.

Il a expliqué que l’hypertension artérielle est particulièrement fréquente chez les personnes âgées de plus de 40 ans. Il a précisé que, selon les études disponibles, les maladies cardiovasculaires toucheraient près d’une personne sur deux dans cette tranche d’âge.

Le cardiologue a souligné que plusieurs facteurs favorisent l’apparition de ces maladies, notamment la consommation excessive de sel, le tabagisme, la consommation excessive d’alcool et le manque d’activité physique.

Pour prévenir ces maladies, il a recommandé de réduire la consommation de sel, de pratiquer régulièrement une activité physique, d’éviter le tabac et la consommation excessive d’alcool, ainsi que de veiller à un repos suffisant.

Évoquant les progrès réalisés au Burundi au cours des dix dernières années, Dr Nyamuzangura a indiqué que le nombre de cardiologues a été multiplié par trois depuis la création de l’association.

« Aujourd’hui, nous pouvons réaliser des opérations à cœur ouvert au Burundi, notamment à l’Hôpital militaire de Kamenge. Nous pratiquons également des interventions cardiaques par voie percutanée, des explorations du cœur et la prise en charge des patients souffrant de troubles du rythme cardiaque », a-t-il expliqué.

Malgré ces avancées, le président de l’Association des cardiologues du Burundi a déploré l’insuffisance du nombre de cardiologues au Burundi, estimant qu’il y aurait actuellement environ un cardiologue pour un million d’habitants.

Face à cette situation, l’Association des cardiologues du Burundi encourage les médecins et les étudiants en médecine à s’intéresser davantage à la cardiologie afin de renforcer les ressources humaines spécialisées dans ce domaine.

Par ailleurs, une campagne de sensibilisation a été lancée dans différents hôpitaux du pays afin d’informer la population sur les facteurs de risque des maladies cardiovasculaires et les moyens de les prévenir.

Dr Nyamuzangura a souligné que cette sensibilisation est nécessaire au moment où les maladies cardiovasculaires constituent une importante cause de mortalité parmi les maladies non transmissibles, aux côtés des cancers.