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Vers la promotion du PPP à l’horizon 2031

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Oct 6, 2026
Le chef de l'Etat dirigeant la réunion du Conseil des ministres

BUJUMBURA, 1er oct (ABP) – Le projet de stratégie nationale de promotion du partenariat public-privé (PPP) figure parmi des points à l’ordre du jour lors du conseil des ministres réuni mercredi 30 septembre 2026 au palais Ntare house, sous la présidence du chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye.

Après la présentation et l’adoption de l’ordre du jour, le président Ndayishimiye a invité le premier ministre à présenter la synthèse des observations issues de la réunion préparatoire  du conseil des ministres tenu en date du 28 septembre 2026.

Dans sa présentation du projet de stratégie nationale de promotion du PPP, le ministre des finances, du budget et de l’économie numérique, Alain Ndikumana a indiqué que cette stratégie est un outil d’orientation et de plaidoirie auprès des partenaires.

Elle propose des stratégies à adopter, afin de pallier aux défis constatés freinant le développement du régime de PPP au Burundi. Ces défis ont liés à l’absence d’un fonds de préparation des projets de partenariat public-privé et le besoin de renforcement de la capacité institutionnelle.

Pour faire face à ces défis, le ministre Ndikumana a fait savoir que l’agence d’appui à la réalisation des contrats de partenariat public-privé s’est fixé une vision à l’horizon 2031, un vecteur de l’économie burundaise répondant aux besoins socio-économiques du pays.

Pour la mise en œuvre effective de cette stratégie, des activités ont été identifiées et budgétisées sur une période allant de 2026 à 2031, avec des indicateurs pour faciliter le suivi-évaluation, a précisé Ndikumana.

Il a estimé que cette stratégie apporte des innovations qui s’alignent aux besoins des acteurs du secteur PPP, afin de bien accomplir ses missions. A l’issue de l’analyse de ce projet, le conseil des ministres l’a adopté moyennant des corrections de fonds et de forme.

S’agissant du projet de décret portant alignement des institutions à statuts spéciaux à la politique salariale équitable, le ministre du travail, de la fonction publique et de la sécurité sociale, Gnl de police Gabriel Nizigama a fait savoir que ce projet vient d’introduire une reforme dans le régime des rémunérations, dans le souci d’établir l’équité salariale et aligner les institutions à statuts spéciaux à la politique salariale.

L’objectif principal est de procéder à un ajustement salarial, pour élever les salaires de ce personnel jusqu’au niveau de ceux de la fonction publique et en tenant compte de l’ancienneté dans la carrière, a indiqué Nizigama.

Ce projet a été considéré les emplois similaires au niveau des deux catégories d’institutions à savoir la fonction publique et institutions à statuts spéciaux pour calculer la part indiciaire en tenant compte du niveau de qualification et suivant le palier de recrutement.

Pour ce cas, il a été procédé à l’alignement des institutions à statuts spéciaux suivant la structure de rémunération du personnel consacrée par la politique salariale équitable, à savoir la part indiciaire, la part emploi, la part performance et les allocations familiales octroyées.

Après analyse, le projet a été adopte moyennant quelques corrections de forme.

Concernant le projet de stratégie nationale d’engagement communautaire au Burundi, le ministre de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique, Leonidas Ndaruzaniye a indiqué qu’il est impératif de mettre en place une stratégie visant à harmoniser les interventions, à renforcer les synergies et à maximiser l’impact des actions au niveau local.

La raison est que le Burundi est un contexte marque par la diversité et la multiplicité des acteurs communautaires intervenant souvent de manière non coordonnée. Selon lui, cette stratégie limite les chevauchements d’activités, la dispersion des ressources et parfois une perte d’efficacité dans la réponse aux besoins des communautés.

Il a souligné que la stratégie d’engagement communautaire se positionne ainsi comme un cadre de référence permettant d’organiser, d’orienter et de fédérer ces acteurs autour d’une vision commune. Elle contribue également à la structuration des différentes initiatives en leur apportant un cadre de suivi et de valorisation.

Enfin, la stratégie implique activement les populations dans l’identification des problèmes, la conception des solutions et leur mise en œuvre.

Lors de l’analyse de ce document, le conseil a recommandé de retravailler le document en l’intitulant : « document de stratégie nationale de développement communautaire » et de réorienter les axes stratégiques sur les résultats concrets et les assortir d’indicateurs et de cibles mesurables.

Le ministre ayant les finances dans ses attributions a, en outre, présenté un projet de décret portant modification du décret n°100/181 du 11 aout 2014 portant missions, réorganisation et fonctionnement de l’autorité de régulation et de contrôle des assurances, présenté par le ministre des finances, du budget et de l’économie numérique.

Dans son explication, Alain Ndikumana a indiqué que l’une des principales innovations de la nouvelle loi portant cadre organique des administrations personnalisées de l’Etat consiste en l’abolition des conseils d’administration dans les administrations personnalisées, les missions de ceux-ci étant confiées au comité de direction.

Cette réforme parait incompatible avec les normes et standards internationaux applicables aux autorités de supervision des assurances et les principes fondamentaux de supervision des assurances, a-t-il précisé.

Dans le secteur des assurances, selon lui, la commission de supervision et de régulation des assurances joue le rôle de conseil d’administration et son maintien apparait comme une nécessité et est justifié par des considérations de bonne gouvernance financière et d’efficience budgétaire.

Par ailleurs, la mise en application de la nouvelle loi portant cadre organique des administrations personnalisées de l’Etat à travers la création des directions au sein de l’ARCA viendrait alourdir les charges de fonctionnement de l’agence, a-t-il martelé.

Le maintien de la structure administrative actuelle présente plusieurs avantages et cette organisation demeure compatible avec les principes et normes de bonne gouvernance, d’efficacité administrative et de performance institutionnelle poursuivis par la nouvelle la loi portant cadre organique des administrations personnalisées de l’Etat, a déclaré Ndikumana.

Après analyse, le projet a été adopté avec entre autres recommandations de supprimer les structures provinciales de liaison de l’agence.