• mer. Déc 1st, 2021

Le métier de couture des nappes attire de plus en plus les jeunes diplômés de Kinama

ByAdministrateur

Juin 14, 2021

BUJUMBURA, 14 juin (ABP) – Le métier de couture des nappes attire de plus en plus les jeunes diplômés en situation de chômage dans la zone Kinama en commune urbaine de Ntahangwa, a-t-on appris sur place ce lundi14 juin.

Ces jeunes en situation de chômage sont de niveaux et filières de formation différents. Il y en a qui ont échoué l’école fondamentale et d’autres qui ont terminé les humanités générales ou techniques.  Certains d’entre eux ont révélé à l’ABP qu’ils venaient de passer plus de cinq ans en quête d’emploi, mais sans succès.

C’est le cas de Mlle Josépha Ntirampeba du quartier Ruyigi, qui a terminé les Humanités générales, section Lettres modernes en 2005 et qui a finalement embrassé ce métier en 2018

Mlle Ntirampeba fait savoir que ce métier de couture lui fait vivre et lui permet de payer les frais de

scolarisation pour ses petits-frères.

Elle indique qu’elle gagne facilement 150.000 FBu par mois, précisant qu’elle espère qu’avec le temps, la situation pourra s’améliorer.

Mlle Ntirampeba conseille ainsi les autres jeunes en situation de chômage d’entreprendre des activités génératrices de revenus, en attendant de trouver de l’emploi, au lieu de passer la journée sur des ligalas.

Dans les zones de la commune urbaine de Ntahangwa, les activités génératrices de revenus entreprises par les jeunes en situation de chômage se multiplient. En plus de la couture, il y en a qui ont appris la maçonnerie, la soudure et d’autres qui font le petit commerce. C’est le cas de Germain Ndabazaniye et Innocent Hatungimana du quartier Gikungu, qui ont terminé le baccalauréat et qui s’occupent actuellement du petit commerce.

Signalons à toutes fins utiles que nombre de jeunes en situation de chômage se livrent à la consommation des boissons fortement alcoolisées et prohibées, au moment où d’autres se lancent, à longueur de journée, aux jeux de cartes, ce qui constitue une source potentielle d’insécurité.