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Développement de la synergie entre les producteurs et utilisateurs des connaissances issues de la recherche et de l’innovation

ByAdministrateur

Juin 28, 2021

BUJUMBURA, 26 juin (ABP) – Le ministère de l’Education nationale et de la Recherche scientifique, en collaboration avec la Commission nationale de la science, la technologie et l’innovation (CNSTI), a organisé du 24 juin au 26 juin, à l’ETS Kamenge, le forum Academia public private partnership, édition 2021, sous le thème « l’intelligentsia burundaise au service du développement à travers la recherche, l’innovation et le transfert des technologies ».

Le secrétaire exécutif de la CNSTI, M. Tatien Masharabu, a indiqué que ce forum vise le renforcement de la collaboration, sous forme de partenariat, sur les réseaux relatifs à la science, la technologie et l’innovation. Il a aussi précisé que cette activité a pour but de créer et développer la synergie entre les producteurs et les utilisateurs des connaissances issues de la recherche et l’innovation.

Au cours des exposés, Mme Euphrasie Bigirimana a présenté le thème « les jeunes et entrepreneuriat : état des lieux, défis et stratégies ». Elle a fait remarquer que « Entreprendre n’est pas un fait du hasard. Pour le faire, la première étape importante est d’avoir un esprit entrepreneurial ».

A cet effet, a-t-elle précisé, l’Université lumière de Bujumbura a créé le centre universitaire de formation et recherche en entrepreneuriat (CUFORE), avec l’objectif d’éveiller et de renforcer la culture entrepreneuriale chez les jeunes et les femmes en particulier.

Selon elle, l’offre d’emploi est très réduite. Les jeunes qui terminent les études sont voués au chômage, et les jeunes filles optent pour le mariage précoce. Ensuite, continue-t-elle, le grand défi dans le domaine entrepreneuriat est lié au manque de fonds de démarrage. A cette occasion, elle a invité les jeunes diplômés sans emploi de créer leurs emplois, signifiant que le CUFORE est là pour aider toute personne soucieuse d’entreprendre.

Pour sa part, M. Alexis Nimubona a, lors de son exposé sur « la fluctuation de l’eau et les impacts associés au parc national de Kibira », fait savoir que la conservation du parc national de la Kibira exige la participation collective de la population locale et de l’administration et de la participation régionale et internationale.

Nimubona a indiqué que la surface occupée par l’eau a diminué de 2,13 km2 en 1986 à 2,1 km2 en 1990, de 1,75 km2 en 2011 et de 1,94 km2 en 2016. Il a ajouté que la zone de protection de la Kibira de 150 m, 300 m et 450 m devient respectivement de 449 km, 470 km et 491 km, soit une augmentation respective de 22 km2 (5%), 43 km2 (10%) et 64 km2 (15%) de la superficie totale de la Kibira.

Selon le présentateur, la variation du niveau d’eau du centre hydroélectrique de Rwegura, le changement climatique, les activités agricoles dans la forêt, les activités braconnières, les activités de coupe du bois de chauffage, l’érosion et le pâturage sont des causes pouvant entrainer la dégradation du parc. Il a recommandé que le contrôle des activités dans le parc et la régénération des zones dégradées à l’extérieur de la Kibira par la plantation d’espèces indigènes soient assurés.

Il a, en outre, recommandé la protection du bassin hydrographique en interdisant les activités susceptibles de perturber la balance des écosystèmes forestiers en plantant des arbres dans les zones dégradées, l’interdiction du pâturage et de l’exploitation minière incontrôlée. Il propose aussi la sensibilisation de la population locale et la construction des structures de contrôle d’érosion (bande de contour, haies anti- érosion, tranchées végétales) sur les pentes soient de priorité.