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Plaidoyer pour la rénovation de l’école fondamentale de Ngarama qui risque de tomber en ruine

ByAdministrateur

Sep 26, 2021

RUYIGI, 24 sept (ABP) – Les natifs de la commune et province Ruyigi sont appelés à apporter leur contribution dans la rénovation de l’école fondamentale (ECOFO) de Ngarama en commune de Ruyigi (est du Burundi). Cette école risque de disparaître suite à sa vétusté et au manque de plusieurs matériels et de conditions favorables à l’éducation.

L’appel a été lancé par l’administrateur de la commune de Ruyigi, Antoinette Semugara, et de la direction communale de Ruyigi, au moment où, mardi le 21 septembre, les descendants du prince Jean Baptiste Gashirahamwe qui a créé cet établissement s’étaient rendus à cette école pour soutenir et encourager les élèves à bien commencer l’année scolaire 2021-2022.

Comme l’a indiqué l’administrateur communal de Ruyigi, l’école fondamentale de Ngarama a vu le jour en 1965, sous l’initiative du prince Gashirahamwe, inspecteur provincial de l’enseignement de la province de Ruyigi de cette époque, avec le nom de l’école officielle de Ngarama.

En effet, a-t-elle souligné, après avoir constaté que les enfants de la colline de Ngarama et d’autres des collines environnantes faisaient de longs trajets pour aller à l’école, ce prince a fait un don de sa propriété foncière personnelle et du hangar qui y était érigé pour être transformé en établissement scolaire. Un acte très louable, selon Mme Semugara, car à cette époque, l’enseignement scolaire pour les Burundais n’avait pas encore un grand intérêt par rapport aux activités quotidiennes d’agriculture et d’élevage.

Les descendants du prince Gashirahamwe qui ont effectué une visite à cette école se disent très fiers et contents de l’exemple qui a été donné par leur grand-père comme l’a indiqué Normand Muzazi, un des petits fils de feu Gashirahamwe. Il a par ailleurs rappelé que le développement de toute entité ou localité, petite ou grande soit elle, doit son développement à ses propres natifs et ressortissants, avant de faire appel à des tierces personnes d’emboîter le pas à leur grand-père.

Pour la directrice de cette école, Mme capitoline Ngenziminwe, il est déplorable de constater que l’école qui a été une pépinière de plusieurs intellectuels, cadres, hauts cadres et dirigeants de la province de Ruyigi et du pays, risque aujourd’hui de tomber en ruine suite au manque de plusieurs matériels et à la pauvreté qui la gangrène.

Elle a en outre souligné le manque de salles de classes qui respectent les dimensions adéquates, des normes d’éclairage, d’aération, problème de promiscuité et d’hygiène et assainissement du milieu qui sont insuffisants, le manque criant d’eau potable, de locaux servant de salle de préparation des cours pour les professeurs, de bureau pour la préfecture des études et de la direction de l’école, manque de sanitaires adéquats pour les élèves et pour les éducateurs, etc.

Elle a appelé l’Etat burundais et ses partenaires pour venir en aide à cet établissement qui semble aujourd’hui oublié, selon ses propos.

Comme l’a constaté l’ABP sur place, cette école compte actuellement 635 élèves répartis en 8 salles en très mauvais état, très vétustes et dont l’assainissement laisse à désirer.

Les éducateurs ont signalé une mauvaise conduite d’abandon scolaire qui tend à s’amplifier sur cet établissement depuis quelques années. La population de la province Ruyigi en général et celle de la commune Ruyigi en particulier est interpelée à apporter leur soutien dans la rénovation avant qu’il ne soit trop tard.