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Le secteur du tourisme est porteur de croissance économique et créateur d’emplois au Burundi

ByAdministrateur

Oct 4, 2021

BUJUMBURA, 27 sept (ABP) – Le secteur du tourisme est porteur de croissance économique et créateur d’emplois au Burundi à hauteur de 4,4 % dans de nombreux secteurs qui y sont liés, c’est-à-dire de l’agriculture aux télécommunications en passant par le bâtiment, a déclaré le lundi 27 septembre 2021, le secrétaire permanent au ministère du Commerce, du Transport, de l’Industrie et du Tourisme, Jérémie Banigwaninzigo, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du tourisme, édition 2021.

Le gouvernement du Burundi se joint aux autres nations du monde le 27 septembre de chaque année pour célébrer la journée mondiale du tourisme dont le thème choisi pour cette année est « Le tourisme pour une croissance inclusive », a précisé M. Banigwaninzigo, qui a ajouté que cette journée est célébrée dans le contexte du Covid-19 qui a durement frappé l’économie mondiale, sans oublier le secteur du tourisme.

Selon toujours le secrétaire permanent au ministère qui a le tourisme dans ses attributions, le gouvernement du Burundi est en train de déployer ses efforts pour promouvoir les secteurs qui représentent un potentiel prometteur afin d’accroître son économie, a constaté l’ABP sur place.

C’est dans cette optique que le Plan national de développement du Burundi (PND 2018-2027) prévoit la redynamisation de l’écotourisme à partir de l’amélioration de l’offre et de la stimulation de la demande des produits touristiques, suivant trois objectifs spécifiques à savoir la réforme du secteur du tourisme, le développement des infrastructures adaptées aux conférences internationales et aux autres grands évènements ainsi que la promotion des infrastructures d’accueil adaptées dans les zones touristiques, a fait remarquer M. Banigwaninzigo.

Conscient de l’importance du tourisme, le gouvernement burundais a montré sa volonté politique pour développer ce secteur en mettant en place la stratégie nationale de développement durable du tourisme qui est aujourd’hui sous évaluation à mi-parcours pour une meilleure adaptation aux réalités ainsi que le code des investissements qui offre un certain nombre d’avantages pour les investisseurs locaux et étrangers qui veulent investir dans le secteur du tourisme, a poursuivi M. Banigwaninzigo.

Il a signalé que cette politique encourageante a conduit les investisseurs à construire plus de 500 hôtels en quelques années car, a-t-il révélé, le nombre d’établissements touristiques est passé de 87 en 2010 à 595 en 2019.

Le ministère en charge du tourisme a profité de cette occasion pour encourager la promotion du tourisme intérieur, pilier de la redistribution des richesses dans le pays.

Conscient du rôle du tourisme intérieur pour le développement inclusif de notre pays, le ministère ayant le tourisme dans ses attributions, à travers la direction générale du tourisme, a encouragé les citoyens burundais à visiter les milieux touristiques du pays et a appelé les étrangers à visiter le Burundi sous le brand « Visit Burundi ».

A cet effet, le même ministère a remercié et encouragé les investisseurs privés pour le rôle qu’ils jouent dans la multiplication de l’emploi à travers les services touristiques.

Dans la stimulation de la demande des produits de l’industrie, du tourisme et de l’amélioration de l’offre touristique, le gouvernement du Burundi est conscient que des réformes restent nécessaires dans le secteur, notamment le renforcement des capacités des professionnels pour améliorer la qualité des services, la classification des établissements hôteliers, le développement des infrastructures touristiques telles que la construction des salles de conférences internationales ainsi que la réhabilitation des sites touristiques.

Le ministère ayant le tourisme dans ses attributions a réaffirmé l’engagement du gouvernement à tout mettre en œuvre afin que ce secteur joue réellement son rôle de vecteur de croissance économique dans l’augmentation des recettes, la création d’emplois, l’apport en devises et la consolidation de la paix au Burundi.