• jeu. Sep 29th, 2022

Faire enregistrer sa terre est un moyen de la sécuriser

ByAdministrateur

Oct 11, 2021

BUJUMBURA, 7 oct (ABP) – La mise en place des services fonciers contribue à la promotion de l’accessibilité géographique et financière desdits services, de la cohésion sociale à travers la prévention et la réduction des conflits fonciers et l’amélioration de la production et le développement économique par un investissement durable sur le capital terre a indiqué, le secrétaire a.i de l’Organisation pour l’Auto-Promotion (OAP), M. Ernest Niyonzima.

Cette organisation a appuyé les communes de la province Bujumbura (ouest du Burundi) sauf la commune Isare, dans la mise en place des services fonciers communaux. Cette commune est appuyée par le projet de réhabilitation et de résilience du paysage au Burundi.

Même si toutes les communes de cette province disposent de ces services, il apparaît que la population n’a pas encore compris le bien-fondé de faire enregistrer sa terre. Les personnes contactées par l’ABP ce mercredi le 6 octobre disent qu’elles ignoraient l’existence de ce service dans leurs communes, d’autres disent que l’enregistrement demande beaucoup de moyens financiers qu’elles ne peuvent pas trouver facilement. D’autres encore déclarent ne pas être sensibilisées là-dessus. Or, ce service existe dans chaque commune même s’il ne fonctionne pas au même degré, partout, faute de moyens.

Prenons l’exemple de la commune Mutimbuzi où le service foncier communal fonctionne normalement car il dispose de moyens. Selon M. Nizigama ce service foncier a débuté le 2 mars 2020 et a déjà délivré 486 certificats fonciers communaux. Il a ajouté qu’un certificat est obtenu moyennant une somme de 100 mille francs burundais dans une période de deux mois.

Cependant, les défis ne manquent pas, a avancé M. Nizigama. Il a cité le cas des gens qui demandent l’enregistrement des terres, une fois qu’on se rend sur terrain pour la vérification, on constate que c’est dans le domaine de l’Etat et dans ce cas le processus d’enregistrement s’arrête. Cela s’est produit en zone Maramvya dans la localité de Buhomba. Il y a aussi les membres de la commission de reconnaissance collinaire qui traînent selon toujours notre source car ils ne sont pas payés n’exerçant qu’un travail bénévole

Le responsable du service foncier communal de Mutimbuzi appelle la population à manifester l’engouement de faire enregistrer les terres pour s’en approprier légalement. Il n’y aura plus d’affaires foncières dans les tribunaux et une fois le certificat obtenu, il sera hypothéqué à la banque pour avoir un crédit bancaire, a-t-il renchéri.