• sam. Juin 25th, 2022

Des voies et moyens existent pour surmonter le bégaiement

ByAdministrateur

Oct 26, 2021

BUJUMBURA, 23 oct (ABP) – À l’occasion de la journée mondiale du bégaiement, l’association vaincre le bégaiement au Burundi (AVBB) a visité vendredi le 22 octobre 2021 à Bujumbura, les élèves de l’école fondamentale Kamenge l vivant avec ce handicap du langage, pour leur montrer comment arriver à guérir ou à surmonter ce dernier.

Lors des témoignages de ces élèves, ils ont évoqué qu’ils rencontrent beaucoup de difficultés dans leur vie scolaire. Ils ont signalé qu’ils sont discriminés par d’autres élèves qui n’ont pas ce problème en rigolant lorsqu’un élève qui a le bégaiement prononce un mot. Il en est de même pour les enseignants qui ne traitent pas de la même manière ces élèves et les autres élèves qui n’ont pas ce handicap, les enseignants leur permettent de faire la lecture au moment où ces derniers n’est pas le cas.  Les élèves qui ont un handicap du langage ont aussi précisé qu’ils échouent dans les examens oraux parce que les enseignants ne les comprennent pas pour leur accorder un temps suffisant pour pouvoir s’exprimer comme les autres élèves, expliquant aussi que “le bégaiement n’est pas synonyme de bêtise “.

Pour cette raison, ils ont demandé au ministère de l’éducation nationale de les aider pour qu’ils soient compris par les enseignants afin que ces derniers sachent comment les traiter et empêcher les élèves qui ne présentent pas cet handicap de ne pas discriminer ou rigoler au moment où ces élèves sont en train de s’exprimer parce que ça aggrave le problème et ça entraîne même l’auto – discrimination de ces élèves qui ont des troubles de langage en laissant d’essayer pour la prochaine occasion.

L’un des enseignants de l’école fondamentale Kamenge I a fait savoir que les enseignants ont le problème d’identification de ces élèves qui vivent avec ce handicap. Il a expliqué que ceux qui sont déjà identifiés, il a mis en place une méthodologie appropriée à ces derniers en leur donnant aussi un temps suffisant pour pouvoir s’exprimer ou pour faire la lecture. Il a profité de cette occasion pour demander à tous les élèves qui présentent le bégaiement, à oser le dire à ses professeurs afin d’être traité convenablement.

Le représentant et président de l’AVBB, M. Céléus Bakuzurusaku, a fait savoir que le bégaiement est un trouble du langage qui retentit négativement sur la qualité de vie de l’individu. Malgré cela, il a précisé que le bégaiement n’est pas une fatalité, qu’il existe des voies et des moyens pour le surmonter.

Il a indiqué que le problème de bégaiement se présente sous trois manières dont le bégaiement chronique (répétition d’un mot plusieurs fois), bégaiement tonique (problème de faire sortir un mot), bégaiement toni -chronique (problème de prononcer un mot au début et au milieu pour l’achever).  Il a tranquillisé ces élèves expliquant que lui aussi a ce problème, mais qui n’est pas grave par rapport au moment où il était enfant. Il les a rassurés que le handicap de bégaiement peut se terminer ou guérir en évitant la peur de s’exprimer, en incluant les techniques de faire entrer l’oxygène suffisant et le sortir avec la prononciation d’un mot. Il a invité aussi ces élèves à éviter la peur et à avoir la volonté de s’exprimer en ignorant les critiques des autres élèves. Il a invité les enseignants à comprendre ces élèves.

Il en est de même pour les magistrats qui n’accordent pas du temps suffisant aux personnes en conflit l’un présentant ce handicap. Les magistrats peuvent être injustes à ce dernier au moment où ils ne lui accordent pas du temps suffisant pour pouvoir s’exprimer. Il a demandé à ce que les personnes qui présentent le handicap du langage soient comprises dans tous les domaines de la vie.

L’un des membres de l’association AVBB a témoigné que depuis son enfance, son problème de bégaiement a pu se terminer à l’université du Burundi, au baccalauréat 2, en psychologie où l’un de ses professeurs l’a guidé en lui montrant comment changer de comportement pour y sortir. Il a signalé que ce handicap est lié aux facteurs psychologiques, de comportement, de développement de l’hypersensibilité et autres. Il a promis à ces enfants de chercher un guide qui va les aider à diminuer le degré ou à trouver solution à ce problème. Il est à signaler qu’au Burundi, cette journée mondiale de bégaiement est célébrée pour la 7ème fois et le thème choisi pour cette année est “Parlons pour créer le changement.”