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La santé auditive constitue une préoccupation du système de la santé

ByAdministrateur

Déc 3, 2021

BUJUMBURA, 1er déc (ABP) – A l’occasion de la journée scientifique de l’audiologie du 26 novembre 2021, le spécialiste en ORL, Dr Léonard Bivahagumye a fait une présentation sur la politique nationale de la santé auditive au Burundi pour rendre public des actions déjà menées en rapport avec la santé auditive.

Dr Bivahagumye a indiqué qu’il y a un rapport qui définit le concept de soins auriculaires et auditifs, intégrés et centrés sur les personnes. Ce rapport propose un ensemble d’intervention et de mesures scientifiquement fondées pour intégrer ces soins dans les systèmes de santé. Il indique aussi le coût de la mise en œuvre et les retours sur les investissements attendus.

Le spécialiste en ORL a également signalé que l’OMS a fixé comme cible mondiale une augmentation de 20% de la couverture effective des interventions dans le domaine des soins auriculaires et auditifs d’ici à 2030. Elle sera mesurée au moyen de trois indicateurs de référence portant sur les services de dépistage de la surdité chez les nouveau-nés au sein de la population, la prévalence des maladies chroniques de l’oreille et de la déficience auditive non soignée chez les écoliers ainsi que l’utilisation des technologies d’aide auditive chez les adultes malentendants.

Selon ce rapport, un cadre de suivi est en train d’être élaboré pour rendre compte de ces indicateurs et des progrès réalisés par rapport à la cible mondiale. Dr Bivahagumye a ajouté que l’OMS a créé le forum mondial de l’audition qui est un réseau mondial de parties prenantes du domaine des soins auditifs.

Concernant la santé auditive au Burundi, ce spécialiste en ORL précise que la santé auditive constitue une préoccupation du système de santé dans la mesure où la promotion de la santé avait été inscrite comme une composante du plan stratégique 2019-2023 du programme national intégré de lutte contre les maladies chroniques non transmissibles (PNILMCNT). L’objectif spécifique était de réduire de 1% la fréquence de la surdité dans la population en générale.

Selon Bivahagumye, cet objectif devrait passer par l’intégration des soins auditifs dans les formations sanitaires. Elle devrait également passer par le renforcement des capacités des prestataires de soins en matière de santé auditive en développant des actions communautaires en santé auditive et en rendant disponibles des outils de réhabilitation invasifs et non invasifs. La participation aux foras régionaux sur la santé auditive et les soins de l’oreille, ainsi que la désignation d’un point focal national sur la santé auditive et les surdités devraient être inclues dans cet objectif.

Concernant les défis, Dr Bivahagumye a fait savoir que le secteur de la santé auditive se heurte à des problèmes d’insuffisance des équipements, de ressources humaines dont peu de médecins spécialistes en ORL, pas d’audioprothésistes, pas d’orthophonistes. Il n’a pas manqué de signaler l’existence d’une politique en matière de santé auditive, un système de santé engagé en matière de santé auditive, des prestataires de soins engagés ainsi que l’existence d’un centre d’audiologie depuis décembre 2020.

Il a aussi indiqué que l’OMS a tracé un canevas d’actions et les politiques de santé sont appelées à s’en inspirer pour les adapter aux contextes locaux. Il y a aussi nécessité de promouvoir la santé auditive par le ministère de la santé publique et ses partenaires.