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 Ouverture de la 9ème réunion du comité exécutif de l’association des Autorités Anti-Corruption d’Afrique

ByAdministrateur

Fév 23, 2022

BUJUMBURA, 22 fév (ABP) – Le secrétaire permanent au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération au développement M. Ferdinand Bashikako a procédé lundi le 21 février 2022 à l’ouverture de la 9ème réunion du comité exécutif de l’association des Autorités Anti-Corruption d’Afrique (AACA), qui se tiendra du 21 au 23 février à Bujumbura, a-t-on appris sur place.

Dans son discours, M. Bashikako a précisé que l’objectif de cette réunion est d’analyser le rapport annuel des activités, le plan stratégique 2022-2026 de l’AACA et le mémorandum d’entente entre le conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption ainsi que les préparatifs de la 5ème  assemblée générale annuelle de l’association.

Selon le secrétaire permanent au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, la lutte contre la corruption se trouve au centre des préoccupations du gouvernement du Burundi. C’est pourquoi, précise-t-il, depuis 2005, plusieurs actions ont été initiés tant par le gouvernement que les organisations de la société civile.

Pour mieux asseoir la gouvernance, a ajouté M. Bashikako, le Burundi s’est doté des instruments appropriés et des documents de politique qui sont notamment le discours programme du Président de la République du Burundi Evariste Ndayishimiye, la vision 2020-2025, le plan national de développement 2018-2027, la stratégie nationale de bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption nouvelle génération ainsi que le document de politique étrangère du Burundi. Il s’agit également du document de stratégie sectorielle du ministère, la politique de gestion des performances dans le secteur public, la vision 2050 de l’EAC et l’Agenda 2063 de l’Union africaine, a-t-il martelé.

A cet effet, M. Bashikako a affirmé que la corruption est l’un des principaux fléaux auxquels l’Afrique fait fasse et qui l’empêche de réaliser ses objectifs notamment la promotion de la bonne gouvernance et des institutions publiques efficaces. Selon lui, la lutte contre la corruption est un phénomène très complexe et dynamique qui se manifeste sous différentes formes comme par exemple la corruption, la concussion, le trafic d’influence, l’abus des biens sociaux, le favoritisme, le blanchiment d’argent et les flux financiers illicites, d’où un effort collectif pour combattre ce fléau  et c’est pourquoi la coopération entre les institutions africaines de lutte contre la corruption doit être privilégiée, soulignant qu’à travers l’AACA, les États africains feront un front commun pour endiguer  ce fléau qui les empêche de réaliser les objectifs du développement durable .

Prenant la parole, le président de l’AACA, M. Emmanuel Ollita Ondongo a rappelé que depuis la création de l’association en 2013, le fonctionnement du calendrier des assemblées générales annuelles a été souvent confronté à des pandémies, signalant EBORA  qui a fait glisser le mandat de leur institution de 2013 à 2017  et le Covid 19 qui surpris le 2ème mandat de l’association  vers sa fin. De plus, il a salué, la Banque Africaine de Développement pour son appui à l’Association dans la tenue de ses assemblées générales annuelles depuis sa création.

Comme l’a expliqué le président de l’AACA, c’est une organisation internationale, indépendante, apolitique et à but non lucratif avec objectif de favoriser l’unité, de coordonner et d’intensifier la coopération entre les Etats africains dans la prévention et la lutte contre la corruption dans le cadre de l’Union africaine.

Il n’a pas manqué à rappeler tous les membres du comité exécutif présents de donner le meilleur d’eux-mêmes pour s’impliquer résolument aux débats qui vont s’instaurer, car la réussite des missions qui leur sont confiées en dépend.

                                                                                              Vue partielle des participants