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Certains défis empêchent la femme burundaise d’arriver à son autonomisation socioéconomique

ByAdministrateur

Mai 31, 2022

BUJUMBURA, le 30 mai (ABP) –  » Les femmes entrepreneures rencontrent certains défis liés à la capacité de pouvoir produire des articles qui répondent aux besoins du marché « .Mme Ange Muyubira ,une femme entrepreneure et en même temps représentante  légale de l’ONG  Kazoza keza  s’exprimait à l’occasion du lancement officiel du projet « Appui aux femmes entrepreneures dans les secteurs de l’agrobusiness et de l’artisanat vendredi le 27 mai 2022 à Bujumbura ,un projet  qui a pour objectif principal le renforcement de l’égalité des genres et du développement socioéconomique  et qui sera exécuté par le Consortium AVSI/Kazoza keza dans cinq provinces du pays à savoir Bujumbura mairie, Bubanza, Gitega, Kayanza et Ngozi.

D’après Mme Ange Muyubira, il y a aussi certaines connaissances que les femmes manquent. Elle a expliqué que certaines femmes ne savent pas comment être bancable ou comment nouer des relations avec l’institution financière pour pouvoir bien grandir et être solide dans leurs projets de développement.

Selon cette femme entrepreneure, les femmes entrepreneures manquent aussi des outils de transformation ou bien des connaissances de commercialisation pour pouvoir faire atteindre le produit à une clientèle non seulement locale, mais aussi internationale .

Selon Mme Muyubira, au Burundi, les femmes font face à diverses barrières qui limitent leur épanouissement, or la promotion de l’entrepreneuriat féminin qui a pour finalité le développement économique, peut contribuer à la réduction de la pauvreté  et des inégalités entre l’homme et la femme. D’après elle, les femmes apportent une contribution énorme à l’économie  que ce soit au sein des entreprises et dans les exploitations agricoles.

Elle a signalé que ce projet qui est financé par l’Union européenne à hauteur de 1 .111.282, 74 euros, touchera plus de 5 mille bénéficiaires, appuiera les femmes à être compétitives pour pouvoir répondre aux besoins de la clientèle. Grâce à ce projet, il y aura aussi l’amélioration de l’accès au financement pour les entreprises, les micros entreprises et les activités génératrices de revenus des filles et des femmes.

Pour l’ambassadeur de l’Union européenne Claude Bochu, la participation des femmes au marché du travail et la garantie qu’elles y bénéficient d’opportunités égales à celles des hommes est au cœur de ce projet. Pour lui, c’est un élément essentiel pour l’autonomisation des femmes car c’est la clef de leur émancipation.

D’après Bochu, ledit projet met l’accent sur les femmes vivant en milieu rural, sur la question de l’égalité entre les hommes et les femmes, il explique que les obstacles qui empêchent encore les femmes rurales de jouir dans des conditions d’égalité de tous leurs droits fondamentaux, y compris leur participation à la vie économique du Burundi.

L’ambassadeur de l’Union européenne n’a pas oublié de mentionner que » bien que la sécurité alimentaire, le développement rural et la lutte contre la pauvreté sont de la responsabilité des hommes et des femmes et les  femmes rurales continuent  de  souffrir de la pauvreté, de l’analphabétisme, du chômage et du manque d’accès aux services sociaux.  »  Selon lui, les femmes sont en butte à de multiples formes de discrimination en raison du fait qu’elles sont des femmes et en raison de l’éloignement des services de base. Il explique que dans certains cas, elles ne sont pas informées ni de la législation, ni de leurs droits, alors que l’autonomisation des femmes et des filles commence par la reconnaissance et le plein exercice de leurs droits fondamentaux.

Claude Bochu a terminé son allocution en disant que si on réussit à vaincre les inégalités qui entravent le développement des femmes, ce succès aura un effet multiplicateur sur la réduction des autres formes d’inégalités.  Il a ajouté que le droit des femmes à posséder leurs biens, leur accès au crédit et à posséder leurs biens, leur accès au crédit et à des services essentiels comme l’énergie, l’eau potable, les installations sanitaires, augmentent les chances de leurs filles ou de leurs enfants en général d’aller à l’école et d’échapper à la pauvreté.

Selon lui tout, recul des discriminations envers les femmes et les filles entraîne des améliorations dans d’autres domaines tels que l’éducation, la santé infantile, la sécurité alimentaire et le développement économique.

Au paravent, le directeur général de l’artisanat M. Pascal Barutwanayo  au ministère du commerce, du transport, de l’industrie et du tourisme a fait savoir que ledit projet vient pour contribuer à la mise en œuvre des objectifs stratégiques du plan national de développement du Burundi ( 2018-2027) dont les axes prioritaires relatifs au développement de l’agriculture, de l’artisanat et l’emploi décent via l’amélioration du statut social et culturel de la femme dans la famille et dans la société et la promotion équitable du potentiel et de la position de la femme et de l’homme au sein de l’économie.