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La mesure de fermeture des abattoirs, mal accueillie par les bouchers de Nyabiraba

ByAdministrateur

Juin 6, 2022

BUJUMBURA, 1er juin (ABP) – La mesure de fermeture des abattoirs en vue de limiter la propagation de la fièvre de la vallée du Rift a été mal accueillie par les bouchers de Nyabiraba, qui se disent avoir été surpris par cette dernière et demandent un délai de grâce pour écouler les vaches destinées à l’embouche dont ils disposent actuellement. Il n’y avait ni vache ni chèvre ou mouton à l’abattoir du chef-lieu de Nyabiraba mardi le 31 mai sauf quelques porcs et aux bistrots, ils n’y étaient suspendus que des porcs a constaté l’ABP sur place, un signe de respect de la mesure visant la limitation de la propagation de la fièvre de la vallée du Rift.

Ces bouchers  demandent un délai de grâce pour abattre ces vaches qui sont en train de maigrir sous la supervision des vétérinaires. Ils ajoutent qu’ils apprennent qu’à Ruziba, on continue d’abattre les vaches et demandent qu’il n’y ait pas de deux poids deux mesures.

Les consommateurs de viande de vache, de chèvre ou de mouton se disent eux-aussi frappés par cette mesure du moins ceux qui ne consomment pas la viande de porc et demandent à l’Etat d’autoriser l’abattage des animaux indemnes de maladies pour qu’ils soient servis.

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MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.