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Lancement officiel de l’examen commun pour les écoles paramédicales

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Juin 6, 2022

BUJUMBURA, 1er juin (ABP) – Le secrétaire permanent du ministère de la santé publique et de lutte contre le Sida, M. Jean Baptiste Nzorironkankuze a lancé officiellement, mardi le 31 mai 2022 à Bujumbura, l’examen commun théorique et pratique, organisé chaque année par ledit ministère pour les écoles paramédicales du Burundi.

M. Nzorironkankuze a indiqué que l’objectif de cet examen est d’évaluer les différents lauréats de l’école paramédicale pour s’assurer de leurs capacités de prendre en charge les malades dans le pays ou dans la sous-région, a-t-il expliqué. Il a aussi fait savoir que cet examen permet aux élèves  qui ont réussi d’avoir un diplôme aussi d’avoir le droit de passer l’examen  d’Etat pour continuer les études universitaires.

                                                                                       Vue partielle des lauréats

Le secrétaire permanent du ministère ayant la santé dans ses attributions a signalé qu’un nombre équivalent à 572 candidats étaient attendus pour passer cet examen dont 417 élèves de la section soins infirmiers, 119 élèves en provenance de la section laboratoire et 19 élèves venus de la section pharmacie ainsi que 17 élèves de la section hygiène et assainissement.

Le Dr Nzorironkankuze n’a pas manqué  de préciser les écoles qui sont concernées par cette épreuve sont au nombre de 22 écoles dont 7 écoles publiques, deux autres écoles sous-convention, ajoutant que les autres écoles appartiennent au secteur privé.

Il a fait savoir que 16 centres de passation ont été mis en place, a-t-il dit avant de souligner que deux premiers centres de passation (« ETAL »École de techiniciens d’assainissement et laboratoire Buyenzi et » ETAL » de  Rohero) sont à Bujumbura tandis que les 14 centres  restant sont à l’intérieur du pays.

A la question de savoir les problèmes que peuvent rencontrer les lauréats pendant la passation de cet examen, M. Nzorironkankuze a signalé  qu’il n’y a pas de problèmes dans ces deux  centres de passation sauf qu’il s’observe trois  absences (deux  au centre de Rohero et une absence au centre de Buyenzi) pour des raisons inconnues.

M. Nzorironkankuze a profité de cette occasion pour interpeller les candidats de passer cet examen dans la tranquillité, expliquant que ce test a été choisi par leurs enseignants et qui sont enfermés pour s’assurer qu’il n’y aura pas de tricherie lors de la passation du test. Il a également recommandé aux surveillants d’user de leur professionnalisme pour que le travail se déroule bien

MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.
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