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La paroisse catholique de Buraniro célèbre son jubilé de diamant et ordonne des prêtres

ByAdministrateur

Juil 7, 2026
Monseigneur Georges Bizimana, Evêque du diocèse de Ngozi

MATONGO, 6 juil (ABP) – Le diocèse catholique de Ngozi a organisé, samedi 4 juillet 2026, les cérémonies d’ordination sacerdotale. Cette célébration s’est déroulée à la paroisse Buraniro située dans la commune Matongo, province de Butanyerera. Elle a coïncidé avec le jubilé de diamant marquant les 75 ans d’évangélisation de cette paroisse. La messe relative à cet événement a été célébrée par l’évêque du diocèse de Ngozi, Mgr Georges Bizimana.

Au total, sept prêtres, douze diacres, huit lecteurs et huit acolytes ont été ordonnés. Dans son homélie, Mgr Bizimana a rappelé que le sacerdoce est une mission noble et exigeante.

Les nouveaux prêtres en pleine cérémonie d’ordination

Il a invité les nouveaux ordonnés à suivre l’exemple de leurs prédécesseurs, à faire preuve d’obéissance et à se laisser guider par l’Esprit Saint dans l’accomplissement de leur mission.

Il les a également exhortés à annoncer fidèlement la Bonne Nouvelle, à servir les fidèles avec dévouement et à exercer leur ministère sans rechercher leurs intérêts personnels.

Au-delà de sa mission pastorale, cette paroisse a largement contribué au développement socio-économique de la région. Au cours de ces 75 années, neuf écoles fondamentales sous convention catholique ont été construites, ainsi que le centre de santé de Buraniro et plusieurs autres infrastructures de développement.

Le curé de la paroisse de Buraniro, l’abbé Jean-Marie Hakizimana, a indiqué que plusieurs projets sont en perspective. Il a notamment cité la construction d’une galerie marchande au centre de Buraniro afin de stimuler le développement économique de la localité, la réhabilitation des toitures des écoles fondamentales Buraniro I et Buraniro II, la mise en œuvre d’un projet d’élevage, l’aménagement de terrains sportifs ainsi que la construction d’un hôtel à étages destiné à promouvoir le développement du tourisme dans la région.

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MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.