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La prise en charge sanitaire des personnes âgées, l’une des priorités de l’AEVVO-Burundi

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Juil 7, 2026
Le représentant légal de l'AEVVO-Burundi, Jumaine Karabagega, s'adressant aux personnes âgées

NTAHANGWA, 6 juil (ABP) – Les personnes âgées ont besoin d’un accompagnement adéquat afin de vieillir en bonne santé et dans la dignité. C’est ce qu’a déclaré Jumaine Karabagega, représentant légal de l’Association pour l’accompagnement et l’encadrement des personnes âgées, des veuves et des orphelins du Burundi (AEVVO-Burundi), lors de la cérémonie officielle de lancement du partenariat entre cette association et le centre médical « Lumière pour tous », organisée dans l’après-midi du mercredi 1er juillet 2026, en zone Kinama, commune de Ntahangwa.

Karabagega a indiqué que l’association accueille les personnes âgées à partir de 60 ans. A ce jour, elle compte 595 personnes âgées de la ville de Bujumbura ainsi que 200 orphelins qu’elle soutient, notamment en prenant en charge leurs besoins scolaires. « Nous encadrons ces orphelins afin qu’ils obtiennent de bons résultats scolaires et nous les préparons à devenir autonomes dans leur vie future », a-t-il précisé. Il a révélé que l’association prévoit d’étendre ses activités à toutes les provinces du pays, conformément à son agrément.

Vue partielle des personnes âgées, membres de l’AEVVO-Burundi

Selon lui, l’AEVVO-Burundi a été créée en 2021 après le constat que de nombreuses personnes âgées se retrouvaient sans assistance en cas de difficultés, tandis que certains enfants orphelins, pourtant talentueux, manquaient d’opportunités pour poursuivre leurs études et contribuer, à terme, au développement du pays.

Il a profité de l’occasion pour encourager les personnes âgées à privilégier le travail en équipe afin de renforcer leur association. A titre d’exemple, il a cité les membres du quartier Kanga, qui élèvent des lapins, ainsi que ceux du quartier Muco, qui projettent de fabriquer du savon.

Il a demandé au gouvernement burundais de renforcer, dans le cadre de la Vision 2040-2060, la politique d’accompagnement des personnes âgées, rappelant qu’elles ont largement contribué au développement du pays.

Il a également sollicité l’appui de l’Etat à l’AEVVO-Burundi afin que les personnes âgées n’ayant jamais travaillé dans la fonction publique puissent, elles aussi, bénéficier d’un accompagnement, notamment en matière de soins de santé et d’amélioration de leurs conditions de vie, à l’instar de ce qui se fait dans d’autres pays.

Concernant le partenariat entre l’AEVVO-Burundi et le centre médical « Lumière pour tous », le représentant légal de l’AEVVO-Burundi a indiqué qu’il s’agit d’une initiative entièrement locale, mise en œuvre sans aucun appui extérieur. Il a assuré que les personnes âgées détentrices de la carte de prise en charge délivrée par l’association bénéficieront des soins nécessaires après confirmation de leur état de santé par les examens médicaux.

Il a ajouté que l’association poursuivra la recherche de nouveaux partenariats afin de permettre à un plus grand nombre de personnes âgées d’accéder à des soins de qualité.

S’exprimant au nom du personnel du centre médical « Lumière pour tous », Fabrice Ndayikeza a indiqué que les premiers examens réalisés sur un échantillon de personnes âgées ont révélé principalement des cas d’hypertension artérielle, de rhumatismes, de maladies de l’estomac et d’affections des oreilles, entre autres.

Il a invité les personnes âgées à adhérer massivement aux associations œuvrant dans la prise en charge sanitaire afin de bénéficier d’un meilleur accompagnement.

Les personnes âgées ont exprimé leur gratitude envers les responsables de l’AEVVO-Burundi pour cette initiative qu’elles attendaient avec impatience. Adelaïde Niyimbona a déclaré : « Je souffre d’une maladie cardiaque qui m’oblige à me déplacer avec une canne. Je suis heureuse de pouvoir désormais être soignée près de chez moi. »

Il convient de rappeler que l’AEVVO-Burundi a obtenu son agrément officiel le 29 janvier 2024. Elle est basée dans la commune Ntahangwa, en zone Kinama, quartier Mutaga.

MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.
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