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Les filles et les garçons, égaux devant la loi

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Juil 7, 2026
La représentante du consortium COPED-ONU Femmes, Goreth Ndayishemeze, exprimant son souhait après avoir constaté l’état d’avancement du projet de fabrication du savon

NTAHANGWA, 6 juil (ABP) – Le consortium composé du COPED (Conseil pour l’éducation et le développement) et d’ONU Femmes a effectué, la semaine dernière, une visite à l’école fondamentale Rukaramu I et II afin d’évaluer l’appropriation des enseignements dispensés en matière de lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG), ainsi que la mise en œuvre des activités génératrices de revenus initiées au profit des parents qui participent à la préparation des repas scolaires.

Goreth Ndayishemeze, qui représentait le consortium COPED-ONU Femmes à cette occasion, a indiqué que parmi les réalisations déjà enregistrées figurent la sensibilisation des femmes à entreprendre des activités génératrices de revenus afin de contribuer au bien-être de leurs familles et de la communauté, l’encouragement des parents à adhérer aux associations, conformément au proverbe selon lequel « l’union fait la force », ainsi que des campagnes de sensibilisation contre les VBG, au sein des familles, des écoles et de la communauté, à travers des sketches et des danses et diverses activités ludiques. Elle a ajouté que le consortium a également dispensé aux parents impliqués dans les cantines scolaires des formations sur l’autonomisation économique.

Vue partielle des foyers améliorés déjà fabriqués

Mme Ndayishemeze a déclaré : « Nous avons constaté que les parents qui participent à la préparation des repas scolaires rentraient simplement chez eux une fois leur travail terminé. Nous avons donc réfléchi à une activité qui pourrait les rassembler et leur être bénéfique. » Elle a précisé que le consortium leur a ensuite appris à fabriquer du savon et des foyers améliorés, avant de leur fournir le matériel nécessaire pour démarrer ces activités.

Les parents impliqués dans le programme de la cantine scolaire à l’école fondamentale Rukaramu I et II affirment que le projet de fabrication de savon est arrivé à point nommé. Moïse Barekensabe, responsable de toutes ces activités dans cette école, a déclaré : « Notre école dispose d’une quantité suffisante d’eau, mais le savon faisait cruellement défaut. » Il s’est réjoui des progrès réalisés en seulement deux mois et a demandé au consortium de continuer à les accompagner.

Le chef du département de l’éducation, des sports, des affaires sociales et de la culture dans la zone de Rukaramu, Aimé Claude Nshimirimana, ainsi que le directeur de l’école fondamentale Rukaramu I, Jean de Dieu Bazirutwabo, ont vivement remercié le consortium COPED-ONU Femmes pour cette initiative destinée à soutenir les parents qui participent à la préparation des repas scolaires. Ils ont souhaité que cet accompagnement se poursuive.

A travers les sketchs éducatifs présentés lors de cette visite, les élèves ont démontré que le dialogue et la concertation constituent la clé du développement familial. Ils ont également illustré une réalité persistante : certains parents refusent encore de reconnaître leurs filles comme leurs propres enfants, privilégiant les garçons. Toutefois, comme l’ont rappelé les enseignants de cette zone, les filles et les garçons sont égaux devant la loi. Ils ont souligné qu’à l’école, il n’est pas rare que les filles obtiennent de meilleurs résultats scolaires que les garçons.

Il convient de signaler que le consortium COPED-ONU Femmes appuie actuellement 28 écoles fondamentales disposant de cantines scolaires dans différentes provinces du Burundi.

MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.
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