• mer. Juil 8th, 2026

ABP - Agence Burundaise de Presse

Grenier de l'information au Burundi

Le secteur des services enregistre une hausse de 1,2% au premier trimestre 2022, selon l’ISTEEBU

ByAdministrateur

Juin 6, 2022

BUJUMBURA, 1er juin (ABP) – L’analyse globale de l’activité économique dans le secteur des services est marquée par une hausse de 1,2% au premier trimestre 2022 comparativement à la même période de 2021, a indiqué l’Institut des Statistiques et des Etudes Economiques (ISTEEBU) dans sa publication récente sur l’ Indice du chiffre d’affaire dans le secteur tertiaire constitué du commerce et des services.

Les secteurs qui ont plus contribué à la hausse de cet indice, sont le secteur des banques et des assurances marquant un taux de croissance positive de 31,7% avec une contribution positive de 14,2 points, le secteur de l’hébergement et de la restauration qui a enregistré un taux de croissance positive de 52,4% avec une contribution positive de 0,7 points.

Le secteur immobilier a également enregistré un taux de croissance positif de 33,7% avec une contribution de 0,1 point.

Par contre le secteur de l’information et de la communication et le secteur du transport et de l’entreposage ont respectivement chuté de 26,9% et de 18,4. Aussi on note une diminution de 69,6% avec une contribution négative de 0,3 dans le secteur d’activités artistiques, sportives et récréatives. Il se remarque également une baisse du taux de croissance de 59,2% et de 12,0% respectivement dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et dans les activités en rapport avec la santé humaine et la santé sociale.

Le secteur du transport maritime et celui de l’entreposage et activités des auxiliaires de transport ont respectivement augmenté de 5,3% et de 1,2%.

Par contre le volume d’activité du secteur du transport terrestre et de l’entreposage au cours du premier trimestre 2022 s’est caractérisé par une baisse de 18,4% comparée à la même période de l’année précédente. En effet, l’on constate que le secteur du transport terrestre a enregistré un taux de croissance négatif de 39,4%. Cette dernière s’explique, selon l’ISTEEBU par la pénurie du carburant observée dans le pays, ce qui réduit en conséquence le transport.

Selon l’ISTEEBU, cet indice fait état de la fluctuation du chiffre d’affaires des entreprises du secteur tertiaire. L’un des principaux objectifs de la compilation des indices du chiffre d’affaires est de décrire les variations de court terme en valeur et/ou en volume du chiffre d’affaires du commerce et des services, bref l’évolution de l’activité économique dans ces deux secteurs.

L’ICA est sans dimension et facilite les comparaisons dans le temps et dans l’espace de l’intensité des activités dans le commerce de distribution et les services.

L’ICA renseigne sur les changements et mouvements qui interviennent dans le climat des affaires. Lorsque cet indice est élevé, cela est synonyme à priori d’un climat favorable dans les affaires, selon l’ISTEEBU.

You missed

MUKAZA, 6 juil (ABP) – Malgré les efforts engagés en faveur de leur inclusion, les personnes vivant avec un handicap continuent de faire face à de multiples obstacles au Burundi. C’est ce qu’a déclaré Elicias Nzambimana, représentant légal de l’Association des Leaders Universitaires pour la Promotion des Personnes Vivant avec un Handicap (ALUPH), lors d’un entretien accordé à l’ABP, le 4 juillet 2026, au quartier Rohero. Selon lui, les principales difficultés concernent la mobilité, l’accès aux services sociaux, l’emploi ainsi que l’intégration socio-économique. Il a notamment cité l’inaccessibilité de certaines infrastructures publiques, les difficultés d’accès au marché du travail, l’accès limité aux services financiers et la persistance des préjugés. Nzambimana a indiqué que certains employeurs hésitent encore à recruter des personnes vivant avec un handicap, doutant de leur capacité à accomplir certaines tâches. Il a ajouté que les institutions de microfinance accordent difficilement des crédits à cette catégorie de la population, ce qui limite les possibilités de créer des activités génératrices de revenus. Ces difficultés sont également vécues au quotidien par Annicet Habogorimana, étudiant en première année de master en analyse économique à l’Université du Burundi. Vivant avec un handicap moteur, il a expliqué que les bâtiments non adaptés compliquent considérablement ses déplacements. « Avec mes béquilles et ma prothèse, monter les escaliers des bâtiments à étages est très difficile. Je ne peux pas non plus parcourir de longues distances pour exercer des activités génératrices de revenus », a-t-il témoigné. De son côté, Aloys Irambona, étudiant en troisième baccalauréat en langue et littérature françaises, vivant avec une déficience visuelle, a déploré l’insuffisance des supports pédagogiques adaptés. Selon lui, cette situation ne lui permet pas de suivre les cours dans les mêmes conditions que les autres étudiants. Son accompagnateur, Elvis Ndizeye, souligne que cette situation affecte également la famille. Il a expliqué que l’accompagnement d’une personne vivant avec un handicap exige du temps, des ressources financières et une disponibilité constante. Face à ces défis, Nzambimana a appelé le gouvernement et les partenaires concernés à renforcer les mesures en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Il a plaidé notamment pour l’application effective des conventions internationales relatives à la protection et à la promotion de leurs droits afin d’améliorer leurs conditions de vie.