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Les étudiants des universités appelés à être des messagers de la paix et de la réconciliation

ByAdministrateur

Juin 22, 2022

BUJUMBURA, 18 juin (ABP) – La commission vérité et réconciliation (CVR) a organisé vendredi le 17 juin 2022, une conférence publique à l’endroit de la communauté estudiantine de l’université des grands lacs à Bujumbura, pour lui expliquer les missions de la CVR, ses activités, les résultats obtenus, les perspectives et les éclairer sur le passé douloureux qu’a traversé le Burundi.

Le président de la CVR, Ambassadeur Pierre Claver Ndayicariye a indiqué aux étudiants de cette université que l’histoire qu’ils ont apprise ne leur a jamais parlée des fosses communes éparpillées à travers le pays, des événements de 1972, et des morts que le pays a enregistrés lors des crises de  1961, 1962, 1969, 1988, 1991,1993 et autres.

                                                                                                                   vue partielle des étudiants participants à la conférence

Les universitaires n’ont pas aussi été informés sur toutes les violations que le pays a connu dans le passé colonial, et dans les premières années de l’histoire.

Amb. Ndayicariye a profité de cette circonstance pour indiquer que la CVR a enquêté sur les violations graves, massives et systématiques des droits de l’homme commises en 1972-1973 contre les Barundi du groupe ethnique des Bahutu par le pouvoir de Michel Micombero qui était en place.

A travers un film documentaire que la CVR a projeté, les étudiants ont pu suivre comment a été l’exhumation des fausses communes dans différentes localités de toutes les provinces du pays. Après le suivi de ce film documentaire illustrant les évènements de 1972, M. Ndayicariyea souligné qu’on a ciblé les étudiants des universités parce que, selon lui, ils sont les leaders de demain ou les gestionnaires du pays dans le futur. Il a expliqué que certains parmi eux seront des députés, des sénateurs, des gouverneurs des provinces, d’autres vont diriger le pays au sommet de           l’Etat. Pour cette raison, ils doivent savoir le passé lourd que le Burundi a traversé et qui est caché pendant 50 ans. En connaissant la vérité, ils peuvent éviter les catastrophes, les tragédies, les violations des droits de l’homme, les tueries que le Burundi a connues dans le passé, a-t-il martelé.

Selon le président de la CVR, les étudiants qui ont vu le film documentaire avec les images, rentrent avec quelque chose de nouveau. Le mensonge des salons va en peu disparaître, la manipulation des parents envers les enfants va aussi disparaître.  Il a profité de cette occasion pour inviter les étudiants à être des messagers de la paix ou des acteurs de la cohabitation pacifique et de la réconciliation, et à garder l’unité dans leurs diversités.

Pour lui, « la vérité aide le pays à avancer, elle libère les hommes, elle éclaire, c’est une thérapie communautaire. »

Les étudiants participant à cette séance ont salué le travail réalisé par la CVR et ils déplorent le fait qu’ils ont appris l’histoire des autres pays, alors que celle du Burundi est écrite par les européens et certains burundais, tout en cachant beaucoup de choses. Ils ont demandé à la CVR de continuer des recherches pour écrire la vraie histoire du Burundi.