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Diane Ndayishimiye, une Taxi- Woman qui s’y connait

ByAdministrateur

Juil 7, 2022

NGOZI, 6 juil (ABP) – Diane Ndayishimiye, chauffeur de Taxi voiture à Ngozi exhorte les femmes et les filles de rompre avec la peur et de s’adonner à des métiers qui habituellement sont attribués au seul sexe masculin. Dans un entretien lundi le 4 juillet 2022 à l’ABP, Diane Ndayishimiye a fustigé le comportement de certaines  femmes qui croisent les bras à longueur de journée sans rien accomplir comme travail arguant qu’elles sont des chômeurs:  » il est grand temps que les femmes burundaises rompent avec l’oisiveté et la peur. L’État n’est plus à mesure d’accorder de l’emploi à tous les chômeurs.    Elles doivent réfléchir et embrasser un quelconque métier qui peut les aider à mener leur vie et satisfaire les besoins de leurs familles. C’est par exemple le métier de chauffeur ».

Diane Ndayishimiye dit aujourd’hui être à mesure de satisfaire aux besoins de toute la famille, sans recourir à son mari: « Avant que je n’embrasse ce métier, je devais tout de mon mari car sans revenus propres. Je passais tout le temps au foyer m’occupant des travaux ménagers.     Aujourd’hui, je rentre avec la ration quotidienne de moi- même, les enfants et la ménagère, le mari étant au service à Bujumbura. Je paie même le loyer, les soins de santé pour les enfants et même les frais scolaires. Nous nous sommes entendus avec mon mari pour qu’il s’occupe de son côté des projets de développement de la famille dont notre logement en construction au quartier Kinyami de la ville de Ngozi ».

Diane Ndayishimiye est âgée de 30 ans avec trois enfants. Diplômée A 2 en Gestion Comptabilité a passé trois ans de chômage avant qu’elle ne se décide de conduire un taxi-voiture faisant la liaison Ngozi- Gitega. Mère de trois enfants, elle affirme qu’elle avait peur au début pensant que le métier de chauffeur n’était dévolu qu’aux seuls hommes.

Les autres chauffeurs hommes l’ont initiée progressivement. Aujourd’hui, elle accomplit le métier au même titre que les autres. Même les clients qui la discriminaient se sont habitués à elle petit à petit. Elle se considère parmi les meilleurs conducteurs: » je lance d’ailleurs un appel aux clients de privilégier les conducteurs féminins, a-t-elle dit.             Signalons que peu de femmes de Ngozi conduisent des véhicules. Même celles qui le font ont peur de faire un transport lucratif.