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La note sur les défis liés à l’insuffisance des médecins vétérinaires et spécialistes en production animale au menu du conseil des ministres

ByAdministrateur

Juil 26, 2022

BUJUMBURA, 22 juil (ABP) – Le conseil des ministres s’est réuni mercredi le 22 juillet 2022, présidé par le président de la République du Burundi, Evariste Ndayishimiye.

Après le secrétaire général de l’Etat et porte-parole, Prosper Ntahorwamiye a sorti jeudi le 21 juillet 2022, un communiqué de presse y relatif.

                                                             vue partielle des membres du gouvernement en conseil

Une note conceptuelle sur le projet de construction des hangars modernes de stockage et mise en place des unités de transformation pour la sécurité alimentaire, a été présentée par le ministre de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage. Dans le souci de bien conserver et gérer la production agricole pour assurer la sécurité alimentaire, le gouvernement envisage avoir 4 grands hangars régionaux qui constituent un stock national. Pour la première phase, il sera construit les hangars régionaux de Karusi et de Ngozi, et pour la 2ème phase, ceux de Rutana et Bubanza.

Selon Ntahorwamiye, l’objectif visé est de construire des hangars modernes équipés, dotés d’infrastructure de stockage, et de conservation.

Sur ce même point, deux options qui ont été proposées, à savoir les hangars hybrides et les hangars multifonctionnels à sec, les hangars hybrides (Sec et froid) ont été retenus.

Il convient de souligner que ces hangars seront construits sur l’utilisation des fonds de contrepartie du don japonais constitué de riz, de carburant et autres. Le projet sera exécuté par la société japonaise KONOIKE.

Après analyse de la note, le conseil des ministres a soutenu le projet.

Lors dudit conseil des ministres, une note sur les défis liés à l’insuffisance des médecins vétérinaires et spécialistes en production animale ainsi que les propositions de solutions, a été elle aussi présentée par le ministre de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage. Dans le souci de développer le secteur de l’élevage, le gouvernement du Burundi avait mis en place un service vétérinaire efficace qui comprenait un médecin vétérinaire au niveau de chaque province, un technicien vétérinaire au niveau de chaque commune, un aide infirmier-vétérinaire au niveau de chaque zone, avec un centre vétérinaire équipé au niveau de chaque zone, avec un centre vétérinaire équipé et bain de détiquage.

Suite aux initiatives du gouvernement, de faire de l’élevage l’un des piliers du développement, le secteur de l’élevage a connu une progression positive du cheptel national consécutive à la mise en œuvre des programmes de repeuplement et d’amélioration génétique par l’insémination artificielle. La présente note propose des stratégies pour le renforcement des services vétérinaires en leur dotant des ressources humaines qualifiées à travers la formation du personnel, le recrutement et le remplacement du personnel retraité.

Après l’analyse, le conseil des ministres a approuvé les voies de solutions proposées par la note.

Le conseil a en outre recommandé de procéder à une réallocation du budget destiné aux bourses d’études du ministère de l’éducation nationale pour mettre la formation des vétérinaires parmi les priorités. Il a aussi été recommandé de rappeler au travail les vétérinaires à la retraite, initier le renforcement des capacités des vétérinaires, encourager le secteur privé à investir dans la formation des vétérinaires, créer une faculté de médecine vétérinaire à l’université du Burundi, doter les vétérinaires d’équipements suffisants.