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5680 cas d’abandons scolaires ont été enregistrés au cours de l’année scolaire 2021-2022

ByAdministrateur

Sep 1, 2022

MURAMVYA, 24 août (ABP) – Les effectifs des abandons scolaires en province Muramvya (centre-ouest du Burundi), au cours de l’année scolaire 2021-2022, s’élèvent à 5680 dont 3422 filles et 2258 garçons. Il s’agit, en grande partie, de 1897 cas d’abandons en commune Muramvya, 966 en commune Bukeye et 986 en commune Mbuye, a constaté l’ABP.

Parmi les causes importantes de ces cas d’abandons scolaires figurent la peur de l’échec scolaire, la pauvreté, les maladies et les grossesses non désirées.

La directrice provinciale de l’Education en province Muramvya, Mme Cassilde Ndayisenga a fait savoir que les stratégies pour juguler les abandons scolaires consistent à ce que les enseignants et les responsables scolaires se donnent corps et âme en vue de développer chez les élèves l’engouement de l’enseignement.  Elle a ajouté que la direction provinciale de l’éducation est appuyée par un projet ADDIS qui achète les performances des écoles qui ont pu retourner plus d’élèves à l’école.

Mme Ndayisenga appelle alors les responsables de l’administration sur toutes les collines de la province Muramvya à aider dans la sensibilisation et de punir en cas de besoin les parents qui n’envoient pas leurs enfants, en âge scolaire, à l’école. Ces derniers doivent être au courant que l’avenir de leurs enfants n’est pas en situation de rue mais dans la capacité intellectuelle acquise après avoir terminé leurs études, a-t-elle martelé. Elle demande l’identification de tous les abondons sans motifs légitimes en vue de l’intégration scolaire.

Comme conseils aux ménages en âges de procréation, Mme Cassilde Ndayisenga leur demande de tout faire pour augmenter la production et limiter les naissances, car selon les observations faites, beaucoup d’abandons scolaires sont causés par la pauvreté dans les familles ayant plusieurs enfants.

Notons que les cas d’abandons dus aux grossesses non désirées, l’année scolaire dernière, sont passés de 60 à 40. L’objectif est de pouvoir les réduire jusqu’à zéro cas, a conclu Mme Ndayisenga.