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Signature du plan-cadre de coopération pour le développement durable entre le gouvernement du Burundi et les systèmes des Nations unies

ByAdministrateur

Déc 6, 2022

BUJUMBURA, 5 déc (ABP) – Le premier ministre, M. Gervais Ndirakobuca et le ministre des Affaires étrangères et de la coopération au développement, M. Albert Shingiro d’une part et le coordonnateur résident des systèmes des nations unies au Burundi, M. Damien Mama et les représentants des différentes agences des Nations unies dont FAO,  OIM, OMS, PAM, ONU Sida, ONU femmes, PNUD, FNUAP et Unicef d’autre part, ont procédé samedi le 3 décembre 2022 à Bujumbura, à la signature du plan-cadre de coopération pour le développement durable entre le gouvernement du Burundi et les systèmes des Nations unies pour la période 2023-2027.

Dans son discours, le premier ministre a précisé que ce plan-cadre de coopération servira de feuille de route commune, pour que les partenaires au développement du Burundi accompagnent le Burundi de façon cohésive, collaborative, efficace et efficiente.

Pour le gouvernement du Burundi, a-t-il dit, cette efficacité devra se traduire par un impact visible dans tous les secteurs d’activités et par une transformation positive des conditions de vie de la population burundaise, sans laisser personne de côté. Il a aussi indiqué que ce plan-cadre a l’objectif de parvenir à une société Burundaise plus prospère, inclusive et résiliente d’ici 2027.

Ce dernier a été structuré et développé sur cinq piliers dont l’établissement des systèmes alimentaires inclusifs et durables, le renforcement de la gouvernance et une économie plus diversifiée et inclusive, le renforcement du système de protection sociale pour qu’il réponde aux besoins de tous, un accès équitable et de qualité aux services sociaux de base pour tous, la gestion durable de l’environnement et une résilience renforcée aux impacts du changement climatique et aux autres chocs.

M. Ndirakobuca n’a pas manqué de préciser que toutes les parties prenantes devront travailler de façon unie, et sous le leadership du gouvernement du Burundi, dans la mise en œuvre de ce plan cadre de coopération. Il a demandé l’implication de la société civile, les universités tant publiques que privées, le parlement, le secteur privé, les partenaires bilatéraux et multilatéraux, afin d’exploiter au mieux les forces et de travailler à l’unisson.

S’agissant de sa mise en œuvre, le premier ministre a fait savoir qu’on attend de voir se concrétiser toutes les promesses qu’il contient, pour le Burundi et sa population, notamment celle qui se trouve en situation de vulnérabilité ou de marginalité comme les déplacés internes suite aux différents chocs inhérents aux catastrophes naturels. Il a aussi cité les réfugiés, les adolescents, les enfants, les jeunes, les femmes, les filles, les personnes âgées, les membres de la communauté Batwa ainsi que les personnes vivants avec handicap.

Selon lui, on attend également l’émergence d’un secteur agroalimentaire moderne, créateur d’emplois décents et intégré au tissu économique régional, une économie diversifiée et qui inclut d’autres secteurs créateurs de richesse. Il a cité le tourisme, des systèmes sanitaires, d’éducation, de fourniture et d’accès à l’eau potable et à l’électricité, en vue de parvenir à un Burundi émergent d’ici 2040.

Pour le ministre des Affaires étrangères et de la coopération au développement qui assure la coordination de ce chantier, il a proposé que pour faciliter la mise en œuvre de ce document, tous les ministères doivent mettre en place des cellules sous forme de task force, afin de penser ensuite monter des projets en fonction des cinq résultats déclinés dans ce concept et sur qui, se fonde l’esprit de celui-ci.

Comme ce travail nécessitera de profondes connaissances en matière de planification stratégique et bien d’autres sciences connexes, il a sollicité l’appui et l’accompagnement des Nations unies par des formations adéquates, afin d’être à la hauteur de la tâche. Ces mêmes partenaires sont demandés aussi d’accompagner le gouvernement du Burundi dans le choix de nouveaux partenaires qui pourraient probablement signer des contrats qui permettront à la population burundaise de faire face à différents types de chocs, en commençant par le relèvement des défis récurrents tels que le changement climatique, l’insécurité alimentaire et bien d’autres.

Le coordonnateur résident des systèmes des nations unies, M. Damien Mama, lui aussi, a indiqué que la mise en œuvre de ce plan-cadre devra privilégier des approches multipartenaires et multisectorielles dans l’élaboration des programmes et projets parfaitement alignés au plan cadre de coopération, la mobilisation des ressources y compris des financements de type nouveau pour atteindre les objectifs du PND 2018-2027 et les ODD.