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Les sénateurs plaident pour la restauration de la caféiculture et du coton

ByAdministrateur

Mar 3, 2023

GITEGA, 23 fév (ABP) – Le ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, Sanctus Niragira, a répondu à l’invitation du sénat en vue de répondre aux questions orales des sénateurs, le mercredi, 22 février 2023, à l’hémicycle de Gitega, la capitale politique du Burundi (centre).

Dans le domaine agricole, les sénateurs lui ont fait état de l’abandon progressif de la caféiculture par la population au détriment des cultures vivrières.

La population déplore la dépréciation du prix du café et s’en remet aux cultures vivrières dont les prix sont appréciables, ont-ils rapporté. Plus d’entretien des plantations caféicoles et les caféiers sont associés avec d’autres cultures, ont renchéri les sénateurs tout en reconnaissant la place prépondérante qu’occupe le café dans l’économie nationale. Ils ont rappelé que le café  constitue une source indéniable des devises au pays.

Réagissant à cette inquiétude, le ministre Niragira a exprimé son regret de voir la situation se présenter ainsi. Pour y remédier, il a annoncé des mesures incitatives à la restauration de cette culture industrielle. Il a cité notamment une étude de faisabilité pour la révision à la hausse du prix du café, le projet d’extension de cette culture dans les provinces Ruyigi et Cankuzo et la multiplication des pépinières de café dans les régions de production. Aux sénateurs, le ministre Niragira a sollicité leur implication active dans la sensibilisation de la population sur l’importance du café.

Une sollicitation pareille a été souhaitée dans l’optique de la restauration du coton dont la production va  reculant, d’après les sénateurs. Face à cette question, le ministre Niragira a exprimé sa détermination de redynamiser la culture du coton et de faire de son mieux pour son extension.

Pour plus d’encadrement agricole, le ministre Niragira a annoncé l’augmentation du  personnel, ajoutant qu’un œil vigilant sera braqué sur eux pour les inciter à être performants.

Dans le domaine de l’élevage, il a fait également une annonce de l’instauration d’une Faculté des Sciences vétérinaires à l’Université du Burundi pour pallier à l’insuffisance du personnel vétérinaire.

En matière environnementale, le ministre Niragira a pris connaissance de l’appropriation des terres par des particuliers dans la réserve naturelle de Rukambasi, en province Makamba.  Il va créer une mission pour s’enquérir de la situation et prendre des mesures conséquemment, a-t-il indiqué.

Les sénateurs ont aussi rapporté des cas de  terrains domaniaux qui ont été  attribués aux particuliers pour des fins bien définies, mais qui, par la suite, ont changé d’usage. Le ministre Niragira a fait savoir que l’on procédera au retrait de ces terrains au profit des groupements agricoles progressistes.