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Coopérative féminine, vers une autonomisation et lutte contre la pauvreté

ByAdministrateur

Mar 17, 2023

BUBANZA, 14 mars (ABP) – L’organisation en coopératives d’auto développement pour les femmes est l’un des canaux vers une autonomisation et la lutte contre la pauvreté. Ce sont des propos des femmes de la colline Buhororo II en commune Bubanza (nord-ouest du Burundi), réunies en coopérative d’auto développement, nommée « Garukirabakenyezi ».

Rencontrées sur cette colline, la semaine dernière, dans leurs champs en pleins travaux champêtres,  certaines de ces femmes ont indiqué à l’ABP que leur coopérative a vu le jour en octobre 2021, et qu’elle est faite de 30 membres, toutes des femmes, dont 10 veuves. Elles disent qu’elles ont débuté avec de petites cotisations, mais, qu’actuellement, la coopérative possède des champs de maïs, d’arachides, de canne à sucre, d’orangers, pratique l’élevage des caprins et octroie de petits crédits aux membres pour le petit commerce.

Leur coopérative a déjà déposé le dossier à la Banque d’Investissement et de Développement pour les Femmes (BIDF), pour un projet de se lancer dans la riziculture et la mise en place d’une unité de transformation du riz destiné aux diabétiques, l’achat de motopompe afin de cultiver même pendant la saison sèche, l’élevage des bovins et autres, apprend-on sur place.

Certaines de ces femmes se réjouissent de la nette amélioration des conditions de vie, après l’adhésion dans cette coopérative. Mme Daphrose Nteziryayo, est l’une des membres. Elle fait  savoir qu’elle a été abandonnée par son époux avec 8 enfants, ce qui, dit-elle, lui a plongé dans une pauvreté extrême. Avec l’adhésion dans cette coopérative féminine, elle témoigne qu’elle est à mesure de subvenir aux besoins de sa famille restreinte, malgré l’absence du mari.

D’autres, comme Imelde Nkoreyimana, elles indiquent qu’elles ne sont plus des charges pour leurs époux, mais que leur contribution est énorme dans la vie de leurs ménages respectifs.

Les membres de la coopérative « Garukirabakenyezi » demandent l’appui afin d’augmenter leur capital, qu’elles jugent insuffisant pour la mise en œuvre de leurs projets. Elles lancent un appel aux autres femmes et filles, de s’organiser en coopératives d’auto développement, pour leur autonomisation.